Arsace (v. 250 av. J.-C.) ; roi des Parthes
Arsace (v. 250 av. J.-C.) ; roi des Parthes. Vers 250 avant J.-C. la satrapie de Bactriane échappe à l'ensemble du royaume des Séleucides et devient un royaume indépendant avec Diodote Ier. Peu après, le peuple nomade des Pârnes (ou Apavnes), une branche des Scythes selon Justin, qui s'était installée autrefois dans l'Empire séleucide, fait irruption en Parthyène (aujourd'hui le Chorossan) et, sous l'autorité d'A. et de son frère Tiridate, s'y établit. Ainsi deux Etats indépendants étaient nés sur les franges nord-est de l'Empire séleucide : un Etat barbare, celui des Parnes, bientôt baptisés « Parthes » du nom de la région conquise, et un Etat grec comprenant la Bactriane et la Margiane. Pourtant, les liens avec les tribus voisines de la steppe ne semblent jamais avoir été entièrement rompus dans la suite de l'histoire des Parthes. En tout cas, ce peuple belliqueux de cavaliers échappe à l'attaque victorieuse de Diodote, puis refoule Séleucos II qui voulait récupérer cette satrapie. Un peu plus tard A. tombe au combat. Son nom, lié à celui de la dynastie, est aussi attaché comme titre royal au nom de tous les souverains parthes qui suivirent. Le successeur d'A. - peut-être Tiridate (rien n'est moins sûr) - donne à la première capitale du pays le nom d'Arsak en mémoire de son prédécesseur, annexe l'Hyrcanie, située au sud-est, et choisit comme nouvelle capitale Hekatompylos (Damghan, à l'est de Téhéran) au bord de la grande route commerciale qui conduit de l'est à l'ouest. Plus tard s'ajoutèrent encore comme résidences Ekbatane et Ctésiphon (au sud de Bagdad). En fait, les premiers temps des Arsacides demeurent obscurs : les spécialistes hésitent même sur la réalité de ces deux personnages et une grande partie de la préhistoire de cet Etat féodal, dominé par une aristocratie guerrière, reste dans l'ombre en raison de l'absence de sources et de documents contemporains. Cependant les monnaies que l'on a retrouvées montrent que déjà les premiers rois ont essayé de s'adapter à la culture du pays tout imprégnée d'hellénisme : adoption de l'administration existante et de ses titulaires, appui donné au commerce, tolérance religieuse. Sans doute le pays des Parthes ne constitue rien de plus à ces débuts qu'un ensemble de multiples petits États qui naissent du corps gigantesque de l'empire des Séleucides. Le véritable fondateur en sera Mithridate Ier.