Yuan Shih-Kai (Sian-tch'en, Honan, 1859-Pékin 1916) ; général et homme politique chinois.
Yuan Shih-Kai (Sian-tch'en, Honan, 1859-Pékin 1916) ; général et homme politique chinois. Y. se fait d'abord un nom pendant ses années de service en Corée, lorsqu'il y occupe le poste de gouverneur de 1885 au début de la guerre sino-japonaise (1894). Après la guerre, l'armée chinoise, qui vient d'être créée, est dotée d'un équipement occidental moderne et instruite par du personnel allemand ; elle est placée sous ses ordres. Ce poste lui permet de devenir le fonctionnaire le plus puissant de la dynastie mandchoue finissante. Il est également l'homme essentiel des premières années de la République. Il ne constitue pas seulement une armée mais fonde également la première Académie militaire moderne de Chine. De celle-ci, ainsi que de l'Académie militaire Hunag-Po, créée par les républicains, sont issus les principaux officiers et généraux de la guerre civile. Comme Y. a la nouvelle armée totalement en main, lors de la réforme de 1889, l'empereur tente de s'assurer son aide contre l'impératrice-veuve, Tseu-Hi, et les conservateurs. Y. feint d'être favorable aux projets de l'empereur, mais en réalité, le trahit, ce qui entraîne la capture de l'empereur, la dissolution du mouvement réformiste ainsi que la mort et l'exil de ses membres. Lorsque éclate la révolution en 1911, on attend de Y. qu'il sauve la dynastie. Mais au lieu de cela, il négocie en secret avec les républicains qui promettent de le nommer à la présidence de la République à la place du chef de la révolution, Sun Yat-Sen, qui devait occuper ce poste. Mais à peine a-t-il pris ses fonctions qu'il proscrit le parti républicain et dissout le Parlement. En 1914, il introduit une nouvelle Constitution qui lui garantit la présidence à vie et le droit de choisir son successeur. Mais avant qu'il ne réussisse à se proclamer empereur, selon le prétendu « désir du peuple », éclate une seconde révolution et Y. meurt en 1916, année qui aurait dû être la première de son règne. Sa trahison de la cause de la République et son mépris de la volonté du peuple créent un vide que les Japonais exploitent pendant la Première Guerre mondiale, alors que les puissances occidentales sont engagées ailleurs. Ils s'emparent des possessions allemandes dans la province du Chantoung et présentent au gouvernement chinois les célèbres « 21 demandes » dont l'acceptation aurait fait de la Chine une colonie japonaise. La tentative des Japonais échoue devant la protestation générale des nations. Y. laisse la guerre civile en héritage à la Chine ; celle-ci ne prend fin qu'en 1949.
Liens utiles
- CALONNE, Charles Alexandre de (1734-1802)Homme politique, contrôleur général des Finances, son plan de réformes, introduisant une certaine égalité devant l'impôt, rencontre l'opposition des privilégiés et lui vaut la disgrâce.
- JAURES, Jean (3 septembre 1859-31 juillet 1914) Homme politique Normalien, agrégé de philosophie, il est professeur à l'université de Toulouse lorsqu'il se présente aux élections en 18851228.
- MANUEL, Louis Pierre (1751-1793)Homme politique, il est procureur général de la Commune de Paris, il s'oppose à l'exécution de Louis XVI et est guillotiné.
- BOULANGER, Georges (29 avril 1837-30 septembre 1891) Général, homme politique Sorti de Saint-Cyr, Georges Boulanger fait une brillante carrière qui lui vaut d'être général de division en 1884.
- MENTHON, François de (1900-1984)Homme politique, nommé compagnon de la Libération par le général de Gaulle, il est Garde des sceaux sous le GPRF et délégué de la France auprès du tribunal international de Nuremberg.