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YPSILANTI ou HYPSILANTI

Famille de Grecs phanariotes qui prétendait descendre des Comnènes et qui fut illustrée par : Alexandre Ypsilanti (* Istanbul, 1725, † Istanbul, 1807). Drogman (interprète) de la Porte, puis hospodar (prince) de Valachie (1774/82, 1796/97), exécuté en raison de ses sympathies pour le mouvement national grec. Constantin Ypsilanti (* Istanbul, 1760, † Kiev, 1816). Fils d'Alexandre, fut hospodar de Moldavie (1799/1801), puis de Valachie (1802/06), mais il soutint l'insurrection des Serbes et travailla à la libération de la Grèce. Obligé de se réfugier en Russie, il revint peu après à Bucarest, à la tête de 20 000 Russes, et se préparait à engager la lutte pour l'indépendance grecque, lorsqu'il fut abandonné par la Russie après le traité de Tilsit de 1807. Alexandre Ypsilanti (* Istanbul, 12.XII.1792, † Vienne, 31.I.1828). Fils de Constantin, entré en 1809 dans la garde impériale russe, il se distingua dans les guerres contre Napoléon et perdit un bras à la bataille de Dresde (1813). Ami personnel du tsar Alexandre Ier, il fut élu en 1820 président d'une société patriotique grecque secrète, l'Hetairia Philikè, et, l'année suivante, à Iassy, il prit la tête d'un soulèvement des provinces danubiennes contre les Turcs (7 mars 1821). Peu soutenu par les Russes, il fut battu par les troupes ottomanes à Dragasani (19 juin 1821) et dut se réfugier en Autriche, où il fut incarcéré de 1823 à 1827 à Theresienstadt. La raison profonde de son échec fut l'opposition entre les Grecs de Moldavie et de Valachie et les Roumains, ces derniers ayant préféré se rallier aux Turcs. Démétrios Ypsilanti (* Istanbul, 1793, † Vienne, 3.I.1832). Frère d'Alexandre ; il se rendit au printemps 1821 en Morée, où venait d'éclater le soulèvement contre les Turcs. Après son échec devant Nauplie (1822), il abandonna son poste de président de l'Assemblée législative. En 1828, Capo d'Istria le nomma commandant en chef des troupes de Grèce orientale, et Démétrios Ypsilanti remporta la dernière victoire de la guerre d'indépendance en forçant Aslan Bey à capituler au col de Petra (25 sept. 1829).

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