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XI-WANG-MOU

XI-WANG-MOU Déesse chinoise taoïste. À l’origine conçue comme une sorte d’ogresse et de divinité de la Mort, femme tigre ou léopard prodigue en fléaux, elle devint, dans le taoïsme religieux, la reine des immortels qui peut révéler les textes sacrés et dispenser ses bienfaits. La reine mère d’occident Wang (à ne pas confondre avec la « reine du ciel», T’ien-heou, sainte patronne des hommes en péril et plus spécialement des marins, surtout vénérée en Chine du sud), est la femme du très vénérable (et vieil) Auguste de Jade taoïste Yu-huang-chang-ti. Elle est représentée comme une belle jeune femme, quelquefois en présence d’un paon ou accompagnée de servantes. Elle vit dans son palais doré, préside aux festins d’immortalité, détentrice des pêches « d’immortalité » dans son jardin impérial, sensées mûrir une fois tous les trois mille ans (la pêche est ainsi considérée en Chine comme le finit de la longévité). Très populaire dès l'Antiquité, Xi-wang-mou l’est restée jusqu’à nos jours.

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