WITTELSBACH
Ancienne famille royale de Bavière qui tire son nom du château de Wittelsbach, près d'Aichach, en Haute-Bavière. D'abord appelés comtes de Scheyern, les Wittelsbach prirent leur nom en 1115, lorsqu'ils transportèrent leur résidence de Scheyern à Wittelsbach. Vers 1116, le comte Othon V reçut de l'empereur Henri V le titre de comte palatin de Bavière. Son fils et successeur, Othon VI (ou Ier), montra un grand dévouement à Frédéric Ier Barberousse ; aussi, en 1180, lorsque Henri le Lion, duc de Saxe et de Bavière, fut mis au ban de l'Empire et dépouillé de ses biens, le duché de Bavière passa-t-il aux Wittelsbach, qui devaient régner sur la Bavière de 1180 à 1918. En 1214, les Wittelsbach reçurent également le Palatinat rhénan. Par le traité de Pavie (1329), la maison des Wittelsbach se divisa en deux branches souveraines : la branche aînée reçut le Palatinat rhénan et la dignité électorale, tandis que la branche cadette gardait la Bavière. La branche palatine passa à la Réforme au XVIe s. et, avec Frédéric V, se plaça à la tête de la lutte des princes protestants contre l'empereur durant la guerre de Trente Ans ; aussi, en 1623, fut-elle privée de la dignité électorale, qui fut transférée à la branche catholique de Bavière, dont le chef, Maximilien Ier, s'était placé à la tête de la ligue catholique, fidèle à l'empereur. Cependant, en 1648, la ligne palatine des Wittelsbach retrouva la dignité électorale. En 1777, à l'extinction de la ligne bavaroise, la lignée de Wittelsbach-Sulzbach, qui avait hérité du Palatinat électoral en 1742, monta sur le trône de Bavière et réunit toutes les possessions des Wittelsbach. En 1806, Maximilien Joseph devint roi de Bavière sous le nom de Maximilien Ier. Les Wittelsbach régnèrent également sur le Brandebourg (1323/73), la Bohême (1619/20) et la Suède (1654/1718).