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WAFD, NÉO-WAFD (Égypte)

Créé par Saad Zaghloul (1860-1927) en 1918, le parti Wafd (« délégation ») est le fer de lance de la lutte d’indépendance de l’Égypte de l’entre-deux-guerres. Parti de la bourgeoisie foncière et financière, il est interdit par Gamal Abdel Nasser en 1954. Il réapparaît en 1978 à la faveur du multipartisme instauré par Anouar al-Sadate. Placé sous la direction de Fouad Serageddin (1910-2000), il est conduit par une nouvelle génération de wafdistes. Grâce aux alliances passées avec les Frères musulmans, le Néo-Wafd devient la première force d’opposition lors des élections de 1984. En 1987, il obtient seulement 35 sièges, les Frères musulmans ayant préféré s’allier au Parti du travail. La capacité de mobilisation du parti ne cesse de s’affaiblir tout au long des années 1990. Durant la seconde guerre du Golfe (1990-1991), le Néo-Wafd soutient la position de l’Égypte aux côtés de la coalition occidentale. Il a appelé au vote en faveur de Hosni Moubarak (1928-) pour la reconduction d’un nouveau mandat présidentiel, le quatrième, en 1999. À la mort de F. Serageddin (août 2000), Noamane Gomaa lui succède.

WAFD. Parti nationaliste égyptien fondé en 1918-1923 par Zaghlul Pacha (ou S'ad Zarhlül). Il tira son nom d'un mot arabe signifiant « délégation », rappelant la délégation qui demanda à la Grande-Bretagne, à la fin de la Première Guerre mondiale, la libération de l'Égypte de la domination britannique. Le Wafd revendiquait l'indépendance complète de l'Égypte et l'abolition de la monarchie. Conduit par Zaghlul Pacha, il triompha aux élections de 1924. En conflit permanent avec les souverains, notamment Fu'ad (ou Fouad) Ier (1917-1936) et Farouk, le Wafd se rallia à la politique d'entente avec Londres (traité anglo-égyptien de 1936) et soutint la politique alliée lors de la Seconde Guerre mondiale. Après le coup d'État des « officiers libres » dirigé par Nasser et l'abdication du roi Farouk (juillet 1952), le Wafd fut interdit (1953). Reconstitué en 1977, il fut légalisé en 1983 sous la présidence de Hosni Moubarak. Voir Nasser (Gamal).

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