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VERGNIAUD Pierre Victurnien

Homme politique français. Élu député à l'Assemblée législative (juin 1791), il devint, par son éloquence, un des chefs des Girondins. En mars 1792, son accusation contre le ministre Lessart provoqua la formation du cabinet girondin, avec Roland et Dumouriez. Vergniaud poussa avec toute son éloquence à la déclaration de guerre à l'Autriche, il favorisa l'insurrection du 20 juin 1792, et, au 10 août, comme président de la Législative, c'est lui qui prononça les décrets suspendant le roi de ses fonctions. Mais à partir de ce moment, il s'inquiéta de la puissance du peuple parisien, dénonça la tyrannie de la Commune (17 sept. 1792), attaqua Marat, et, avant le procès de Louis XVI, il s'efforça d'opposer la France à Paris en demandant l'appel au peuple (31 déc. 1792). En mars 1793, il s'éleva avec véhémence contre la création du Tribunal révolutionnaire (10 mars), ce qui lui valut, le 10 avr., d'être attaqué devant la Convention par Robespierre. Décrété d'accusation avec ses collègues de la Gironde (2 juin), il fut guillotiné avec eux au mois d'oct. Vergniaud, Pierre Victurnien (Limoges 1753-Paris 1793); homme politique français. Tête de file des Girondins, dont il a été l’un des orateurs les plus célèbres, il s’inscrit au barreau de Bordeaux en 1782. Il fréquente les salons et les milieux du grand négoce atlantique. En 1789, partisan de la Révolution, il est l’un des fondateurs du club des Jacobins bordelais. Elu en août 1791 à l’Assemblée législative, il se lie avec Brissot et réunit autour de lui ceux que l’on appelle bientôt les Girondins. Il prend position contre les prêtres réfractaires et les émigrés. Il se dresse contre le roi et La Fayette et provoque la déclaration de la « Patrie en danger » du 11 juillet 1792. Mais son jeu est loin d’être clair : tout en prononçant des réquisitoires contre le roi, il entre en contact avec lui pour sauver la monarchie constitutionnelle par crainte des débordements populaires. A la Convention, il pousse à la proclamation de la République le 21 septembre 1792 mais se dresse contre la Commune et le club des Jacobins ; il vote la mort du roi mais il s’oppose à la création du Tribunal révolutionnaire et aux premières mesures de salut public. Il est éliminé lors des journées du 31 mai et du 2 juin 1793, qui mettent un terme au pouvoir des Girondins. Condamné à mort le 6 octobre 1793, il est exécuté le lendemain. Ainsi disparaissait le partisan d’une société qui serait gouvernée par l’élite sociale et qui repousserait à la fois l’égalitarisme des sans-culottes et les inégalités de la société d’Ancien Régime. VERGNIAUD, Pierre Victurnien (Limoges, 1753-Paris, 1793) Homme politique français, brillant orateur du parti des girondins pendant la Révolution française, surnommé « le Cicéron de la Gironde ». Avocat au parlement de Bordeaux, député à l'Assemblée législative, il prit vivement position contre les émigrés, les prêtres réfractaires, et incita à la déclaration de guerre contre l'Autriche (1792). Président de la Convention (janvier 1793), il vota la mort de Louis XVI sans sursis mais, modéré, s'inquiéta bientôt de l'agitation populaire. Vergniaud tenta en vain de s'opposer aux premières mesures de Salut public, s'élevant avec véhémence contre la création du Tribunal révolutionnaire (mars 1793). Arrêté en juin 1793, il fut condamné à mort avec les principaux chefs girondins et guillotiné avec eux. Voir Patrie en danger.

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