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VEGA Garcilaso de la, dit l’Inca

VEGA Garcilaso de la, dit l’Inca. Historien espagnol. Né à Cuzco (Pérou) le 12 avril 1530, au moment de la conquête, mort à Cordoue le 22 avril 1616. Il était fils du capitaine Garcilaso de la Vega, Espagnol de famille noble, et d’une princesse inca de sang impérial, Chimpu Collo, cousine d’Atahualpa, sa concubine. Les années de sa première jeunesse se déroulèrent dans le fracas des armes et les pittoresques milieux indigènes; il se familiarisa avec les militaires espagnols et les membres de la caste maternelle. De ces derniers il connut les secrets touchant à l’origine des Incas, l’incomparable splendeur de leur empire qu’il devait exalter plus tard dans Commentaire royal ou l’histoire des Incas, rois du Pérou. Vega fît ses études à Cuzco en compagnie des fils des Conquistadors, et eut pour maître le chanoine Juan de Cuéllar. Il n’avait pas encore seize ans quand éclata à Cuzco et dans tout l’empire péruvien la révolte de Gonzalès Pizarre et des « Encomenderos » contre le vice-roi Nunez Vela. Sa famille courut de grands périls, car son père avait fui avec les loyalistes, mais les choses s’arrangèrent lorsque le capitaine Garcilaso se réconcilia avec Pizarre après l’entrée de ce dernier à Lima. Vega fut profondément touché dans sa sensibilité quand son père répudia sa concubine pour épouser une noble Espagnole. S’il demeura avec son père qui l’aimait beaucoup, son âme resta attachée aux milieux que sa mère avait rejoints, ce qui ne laissa pas d’influer sur la formation définitive du caractère de l’écrivain. Vega devint secrétaire de son père nommé corregidor de Cuzco. La mort de ce dernier, survenue à une époque imprécise, et la dévolution de tout l’héritage à sa fille légitime décidèrent Vega à émigrer en Espagne. On le trouve à Séville en 1561. Puis il entra dans l’armée et combattit sous les ordres de don Juan d’Autriche en 1564, ce qui lui valut le grade de capitaine. La mort de sa mère, en 1571, orienta son esprit d’une manière définitive. Il quitta l’armée, se retira dans la vie privée, vécut à Séville, à Cordoue, à Grenade et enfin à Motilla, se consacrant à l’étude de ses auteurs de prédilection et à ses travaux littéraires. Il donna une traduction des Dialogues d'amour [1590] de Léon l’Hébreu, et plus tard Histoire de la Floride ou relation de ce qui s’est passé au voyage de Ferdinand de Soto pour la conquête de ce pays, publiée à Lisbonne en 1605 et traduite à plusieurs reprises en français, puis le Commentaire royale, dont la seconde partie, Histoire générale du Pérou, retrace les luttes fratricides qui marquèrent la période consécutive à la conquête. Homme de la Renaissance, Vega a empreint ce dernier ouvrage de toute sa sensibilité. Dans ses dernières années, il avait reçu les ordres sacrés.

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