VARGAS Getúlio Dornelles
Homme politique brésilien. Ministre des Finances (1926/28), gouverneur de l'État de Rio Grande do Sul en 1928, candidat malheureux à la présidentielle de 1930, il prit néanmoins le pouvoir à la faveur de la révolution de nov., la même année, et fut nommé président provisoire de 1930 à 1934. Élu à la présidence (1934/45), il renforça le centralisme au détriment des États (Constitution de 1934) et fonda, en 1937, l'Estado Novo, où le Parlement et les partis furent supprimés. Sa politique populiste, par des mesures sociales, et son nationalisme, lui valurent une grande popularité auprès des pauvres. Il se rangea aux côtés des Alliés en 1942, et le Brésil participa activement à l'effort de guerre contre l'Axe. Contraint de démissionner en 1945, Vargas fut réélu président en 1950, toujours soutenu par la classe ouvrière. Cependant, compromis par le développement de la corruption et par l'assassinat de plusieurs opposants, Vargas se suicida en 1954.
Vargas, Getùlio (Sâo Borja 1883-Rio de Janeiro 1954) ; homme politique brésilien.
Originaire du Rio Grande do Sul, cet avocat entre en politique en 1922 lorsqu’il est élu député à la Chambre fédérale. Rapidement reconnu, il est nommé ministre des Finances de Washington Luis [1926-1928] puis élu gouverneur de son État natal (1928). Candidat aux présidentielles de 1930, il est battu mais déclenche un coup d’État qui met fin à la République oligarchique en place depuis 1889 : c’est le début d’un règne de plus de vingt ans, durant lequel le Brésil entre de plain-pied dans la modernité. Président du gouvernement provisoire jusqu’en 1934, il crée les ministères du Travail et de l’Éducation, édicte d’importantes lois sociales et réduit l’influence des oligarchies locales. Après l’adoption d’une nouvelle Constitution qui renforce les pouvoirs du gouvernement central (1934), il est élu président pour quatre ans, mais, en novembre 1937, instaure avec le soutien de l’armée l’Estado Novo, dictature inspirée des régimes autoritaires européens, qui bafoue les libertés démocratiques et met en place un corporatisme à l’italienne. Formant alors un projet de développement national sur fond de populisme, V. stimule une industrialisation accélérée du pays, tout en améliorant la législation sociale, ce qui lui vaut le surnom de « Père des pauvres ». Acquis au camp allié durant la guerre, il est renversé le 29 octobre 1945 par un pronunciamiento militaire qui rétablit la démocratie. Il réapparaît en 1950, élu président grâce au soutien des classes populaires. Malgré ses efforts pour redresser l’économie et respecter les institutions, il est violemment attaqué par la presse et, débordé par la corruption, se suicide le 24 août 1954. Le gétulisme reste cependant une composante essentielle de la vie politique brésilienne, comparable au péronisme argentin.
Bibliographie : A. Rouquié, L’État militaire en Amérique latine, 1987, p. 338-347.
VARGAS, Getûlio (Sâo Borja, Rio Grande do Sul, 1883-Rio de Janeiro, 1954). Homme politique brésilien. Président de la République (1934-1945 et 1950-1954), il imposa un régime autoritaire mais réalisa d'importantes réformes sociales. Avocat, député libéral en 1923, gouverneur du Rio Grande do Sul (1928), Vargas présida entre 1930 et 1934 un gouvernement provisoire après avoir renversé le président Prestes. Elu président en 1934, il imposa avec le soutien des forces armées un régime autoritaire, mais engagea d'importantes réformes sociales, ce qui lui valut le surnom de « Père des pauvres ». Durant la Seconde Guerre mondiale, allié des États-Unis, Vargas déclara en 1942 la guerre aux puissances de l'Axe et envoya un corps expéditionnaire lors de la campagne d'Italie (1944). Renversé en 1945, il fut réélu triomphalement à la présidence en 1950. Cependant, la corruption de l'administration et l'assassinat de plusieurs membres de l'opposition déconsidérèrent son pouvoir. Sommé de démissionner, Vargas se suicida.
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