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VARENNES (fuite de Louis XVI à, 1791)

En avr. 1791, voyant que Paris était passé sous la coupe de l'Assemblée et des clubs, Louis XVI décida, non pas d'émigrer à l'étranger, mais de se retirer dans une ville de province pour y réunir des troupes fidèles et en appeler à la nation. C'est Metz qui fut choisie, parce que c'était une grande place militaire et le quartier général de l'armée de Bouillé. Le départ secret de la capitale fut organisé entre Bouillé et Fersen, l'ami fidèle de la reine. Habillés en costumes de bourgeois et munis de faux passeports, le roi, la reine, leurs deux enfants, Mme Élisabeth et Mme de Tourzel partirent le soir du 20 juin 1791 dans une grosse berline. À Pont-de-Somme-Vesle, la berline, qui avait pris du retard, ne rencontra pas les dragons de Choiseul, qui auraient dû être au rendez-vous. Les voyageurs décidèrent de continuer leur route, mais, à Sainte-Menehould, le fils du maître de poste, Drouet, décida de faire arrêter la voiture suspecte. Prenant des chemins de traverse, il devança les voyageurs à Varennes et jeta l'alarme chez les municipaux ; quand la berline se présenta, elle trouva le pont de l'Aire barricadé et fut entourée de gardes municipaux en armes. Louis XVI, rejoint peu après par les officiers de Bouillé, Choiseul et Damas, refusa de les laisser dégager la route par la force. Les commissaires de la Constituante, survenus, purent donc s'assurer sans difficulté de la personne du roi, qui fut ramené à Paris avec la famille royale, au milieu d'une foule outrageuse, escorté depuis Épernay par trois députés : La Tour-Maubourg, Barnave et Pétion (25 juin). Contrairement aux espoirs des républicains, l'Assemblée qualifia le départ de Louis XVI d'enlèvement et non de fuite ; le roi fut, non pas déchu, mais suspendu de ses pouvoirs. FUITE DE LOUIS XVI À VARENNES • 20 juin 1791 Le soir du 20 juin 1791, grâce à la complicité du comte de Fersen, ami fidèle de la reine, Louis XVI et toute la famille royale s’entassent en catimini dans une grosse berline qui prend aussitôt la route de la Lorraine. De là, on compte rejoindre les émigrés et obtenir un soutien des princes voisins pour reconquérir le pouvoir absolu dans le royaume. Mais peu avant Varennes, le roi est reconnu par Jean-Baptiste Drouet, maître de poste. L’alerte est donnée. Dans la nuit du 21 au 22 s ’ interrompt la piteuse équipée. Au matin, le souverain reprendra le chemin de Paris sous bonne escorte. Entre le peuple et le roi, la confiance vient de se briser, l’idée républicaine est en marche.

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