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ULPHILAS

ULPHILAS (Wulfila = Wölflein, louveteau). Evêque et écrivain goth. Né en Cappadoce vers 311, mort en 383 à Constantinople. Issu d’une famille originaire de Cappadoce, alors occupée par les Wisigoths, il fut élevé dans la religion chrétienne arienne. A trente ans, il fut nommé évêque par le synode d’Antioche, qui confirma la déposition d’Athanase. Pour fuir les persécutions du prince Atanaric demeuré païen, il emmena une partie de son peuple au-delà du Danube et se fit concéder par l’empereur Constance de Constantinople des terres voisines de Nicopolis, en Mésie. Il y fonda une sorte d'Etat dans l’empire romain d'Occident, état dont il fut le chef religieux et politique dans un sens patriarcal. Très cultivé, il connaissait le goth et la tradition des chants choraux de son peuple; il savait également le latin et le grec; il écrivit dans ces deux langues, mais il ne nous en est rien parvenu. Nous possédons par contre des fragments importants de sa traduction de la Bible — v. Bible d’Ulphilas.

Ulfila [Wulfila] (v. 311-383); évêque des Wisigoths.

Fils d’un Goth et d’une Grecque de Cappa-doce, dont les ancêtres furent déportés d’Asie Mineure lors de campagnes de pillage menées par les Goths (264) et emmenés comme captifs au nord du Danube inférieur, U. grandit parmi les Wisigoths. Il n’avait oublié ni le grec, ni le latin, ni la foi chrétienne et commence, semble-t-il, son apostolat. En 332, il se retrouve à Constantinople comme otage ou comme porte-parole de ses congénères. Constantin, qui a conclu un traité avec les Goths favorisant des relations pacifiques et la poursuite de la pénétration du christianisme, trouve bientôt en U. l’un de ses missionnaires les plus efficaces. En 341, il est ordonné évêque, d’observance arienne, par Eusèbe de Nicomédie. Après sept ans d’exercice de son ministère, il est contraint par l’animosité de chefs de tribus encore païennes à se réfugier, avec les Goths, ses fidèles, en Mésie au sud du Danube. U. ne doit pas sa célébrité à son intervention dans la controverse opposant ariens et adeptes d’Athanase ou les groupuscules ariens entre eux, mais à sa traduction de la Bible en gothique. Il utilise alors un alphabet en partie né de sa propre invention, en partie inspiré des caractères onciaux grecs qu’il substitue aux caractères runiques. Il élève ainsi le gothique au rang de langue littéraire (le plus remarquable des fragments de manuscrits, datant presque tous de l’époque de la suprématie des Goths en Italie, est le Codex argenteus conservé à la bibliothèque universitaire d’Uppsala). La conversion des tribus germaniques orientales à la doctrine arienne relève de l’active propagation de la foi par U.