TSENG KOUO-FAN
TSENG KOUO-FAN (nom honorifique : Pai Han; surnom : Tiao Cheng). Ecrivain chinois. Né le 26 novembre 1811 à Hsiang-hsiang, mort le 12 mars 1872. Il vécut à une période extrêmement mouvementée du point de vue politique, tant par les conflits entre la Chine et l’Occident, que par la terrible révolution des T’ai P’ing (1850-64) contre laquelle il mena une opposition énergique qui aboutit à son anéantissement. C’est dans ce climat de guerre et d’événements sanglants que Tseng Kouo-fan façonna sa personnalité. Cette epoque devait voir également la fin du classicisme en prose et en poésie, Tseng Kouo-fan en fut le dernier maître — v. Che pa ta hia che tch’ao. Son nom est à ce titre demeuré vivant dans sa patrie; il reste également attaché à des initiatives importantes, telles que l’ouverture d’imprimeries, d’aciéries dont devait sortir en 1868 le premier vapeur chinois. Il remplit les plus hautes charges gouvernementales, dont celles de Grand Secrétaire (1867), de gouverneur général ou vice-roi de Tche-li (Ho-pei) et de commissaire impérial pour le commerce international (1871). Ce fut un homme de grand mérite, aux vues larges et claires, digne, sévère envers autrui et envers lui-même, grand adepte du confucianisme. Chaque jour il lisait les classiques, surtout ceux de l’époque néo-confucéenne des Song (Xe-XIIIe siècles) dont il faisait revivre la philosophie et le style. Il est l’auteur de trente-sept ouvrages appartenant aux genres les plus divers : lettres, journal, proverbes, mémorandums au Trône, essais littéraires, poèmes, anthologies, etc.