TS’AO TCHAN
TS’AO TCHAN (surnom : Siue K’in). Écrivain chinois. Né en 1719, mort en 1763, il vécut à l’époque la plus glorieuse, tant au point de vue social, politique et militaire qu’au point de vue littéraire de la dynastie mandchoue. Dans sa jeunesse, il fut membre d’une des huit « bannières » mandchoues. Sa famille était chargée à Nankin de la surintendance des manufactures de textiles impériales et donc immensément riche. Jusqu’en 1728, le jeune homme travailla dans une de ces manufactures et vécut dans la facilité et le luxe. Puis, soudain, l’empereur K’ien Long confisqua les biens de sa famille sous prétexte semble-t-il, que les Ts’ao avaient une grosse dette à régler au gouvernement. Sa famille réduite à une profonde misère, le jeune Ts’ao s’installa a Pékin, dans un humble quartier; délicat et sensible, il devait souvent comparer sa triste situation aux temps heureux qu’il avait connus. Ces méditations donnèrent naissance au roman intitulé Long Leou Meng, récit de la décadence d’une famille.