TRUDEAU Pierre Elliott (1919-2000)
Homme politique canadien, Premier ministre du Canada de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984.
Issu d’une riche famille de Montréal, québécoise et canadienne-anglaise, Pierre Elliott Trudeau fait de brillantes études de droit et de sciences politiques aux universités de Montréal, de Londres, de Harvard et à la Sorbonne, à Paris. Avocat en 1943, il se spécialise dans le droit du travail et défend les travailleurs de l’amiante en grève au Québec en 1949. Prenant la tête d’un groupe d’intellectuels et de syndicalistes, il incarne le modernisme face au gouvernement rétrograde de Maurice Duplessis (1936-1939). Après avoir enseigné, il choisit la politique fédérale, car il estime le nationalisme étroit du Québec sans issue. En 1967, il devient ministre de la Justice de Lester Bowles Pearson et Premier ministre fédéral en 1968. L’homme est encore jeune et incarne un dynamisme qui tranche avec la réserve de son prédécesseur : il voyage, sort beaucoup, aime la musique de son temps et suscite un mouvement d’enthousiasme parmi les jeunes. P. E. Trudeau arrive au pouvoir avec un grand projet : faire du Canada un pays moderne, indépendant sur le plan international et au sein duquel le nationalisme québécois n’aurait plus de raison d’être. Il conduit une politique extérieure active et mène à son terme, en 1969, la politique du bilinguisme et du biculturalisme qui doit donner leur place aux Canadiens francophones. La victoire des nationalistes du Parti québécois à Québec en 1976 est un coup dur. Il cherche alors à isoler le Québec et à doter le pays d’une Constitution rénovée qui assure le respect des droits de l’homme. En mai 1979, alors que la crise économique affaiblit le pays, les libéraux perdent le pouvoir, mais ils le regagnent dès février 1980. P.E. Trudeau participe à la campagne contre le référendum québécois de 1980 et parvient à rapatrier la Constitution canadienne en 1982, malgré l’opposition du Québec. Il quitte la vie politique en 1984, sans que son grand projet ait atteint tous ses buts, mais après avoir changé et rénové son pays.
Trudeau, Pierre Elliott (né à Montréal en 1919) ; homme politique canadien.
Québécois, mais adversaire de l’indépendance du Québec, T. incarne l’aile fédéraliste des libéraux canadiens. Après des études de droit au Canada, aux États-Unis et en Europe, T. est admis au barreau canadien en 1943. Il n’entre en politique qu’en 1965, au sein du parti libéral de Lester Bowles Pearson, dont il devient en 1967 le ministre de la Justice. L’année suivante, il succède à Pearson comme chef du parti libéral et comme Premier ministre du Canada. Aux affaires de 1968 à 1979, puis de 1980 à 1984, il bénéficie au cours de ses premières années de fonction d’une extraordinaire popularité, véritable « trudeaumanie ». Adversaire du nationalisme québécois, il estime que l’État fédéral canadien prime sur ses composantes et lutte contre l’érosion du pouvoir central et les efforts particularistes des provinces et des groupes. Mais parallèlement à ses efforts empreints d’un profond nationalisme canadien, T. défend une vision multiculturelle de son pays, et se fait l’avocat du bilinguisme. De retour au pouvoir en 1980 après un bref intermède conservateur, il entreprend de rapatrier la Constitution canadienne de Grande-Bretagne, malgré l’hostilité des provinces. C’est chose faite en avril 1982, lorsqu’est rompu le lien anachronique entre le Canada et le Parlement britannique et qu’est signée la nouvelle loi constitutionnelle. C’est pour T. le point d’orgue d’une carrière politique qu’il choisit d’abandonner en 1984.
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