TITUS Flavius Sabinus Vespasianus
Empereur romain (79/81). Fils de Vespasien fondateur de la dynastie des Flaviens, il servit très tôt sous son père en Germanie et en Bretagne, puis, à partir de 67, en Judée, où il termina victorieusement la guerre contre les Juifs par la prise de Jérusalem (70). Rentré à Rome, il célébra son triomphe, que rappelle l'arc de Titus, fut associé par Vespasien à l'Empire, nommé sept fois consul entre 70 et 79 et cumula la censure, le tribunat et la charge de préfet du prétoire. Sa liaison avec la reine juive Bérénice, soeur d'Hérode Agrippa, qui était beaucoup plus âgée que lui, causa un grand scandale à Rome, et il dut y renoncer lorsqu'il monta sur le trône (79). Son règne de deux ans vit une série de catastrophes : Pompéi fut anéantie par l'éruption du Vésuve (79), Rome subit un grand incendie (80) et des épidémies firent des ravages un peu partout. Il mourut à l'âge de quarante ans ; son règne court a été encensé et sans doute idéalisé par opposition au despotisme exercé par son frère et successeur, Domitien.
Titus, Flavius Vespasianus (39-81) ; empereur romain [79-81].
L’aîné des deux fils du futur empereur Vespasien est élevé à la cour avec Britannicus, le fils de Claude : il reçoit une éducation très soignée et fort complète. Après avoir été tribun militaire en Germanie et en Bretagne, il seconde activement dès 66 son père dans la répression du grand soulèvement des Juifs. Lorsque Vespasien part à Alexandrie, T. prend naturellement la tête des troupes restées en Judée. Au printemps 70, sous sa direction, quatre légions renforcées de corps auxiliaires investissent Jérusalem : le siège, terrible, dure cinq mois. Temple et villes haute et basse sont brûlés et pillés. Seules quelques places fortes (Massada) résistent encore jusqu’en 73 mais lorsque Vespasien quitte Alexandrie pour Rome (sept. 70), la paix était pratiquement rétablie en Orient. L’année suivante, Vespasien et Titus célèbrent un triomphe sur les Juifs (cf. les bas-reliefs de l’arc de Titus au Forum, arc érigé par Domitien). Par son audace et son habileté, son intelligence et son charme, T. se gagne les sympathies et remporte des succès, surpassant son père en cela, plutôt réservé et de contact rude, sans que la bonne entente entre eux s’en trouve troublée. Nommé César dès 69, associé au gouvernement de l’Empire, il partage la puissance tribunicienne avec Vespasien dès 71, la censure en 73-74 et sept fois le consulat. Il occupe seul le poste de préfet du prétoire et commence à se rendre impopulaire par des mesures d’une sévérité inconsidérée. Si son mode de vie très libre et surtout son inclination pour la princesse juive Bérénice suscitent des reproches, il succède sans difficultés à son père. A la mort de Vespasien, il réussit à effacer ces mauvaises impressions par son autodiscipline, sa mansuétude et une générosité sans limites, se gagnant ainsi les faveurs de l’aristocratie sénatoriale encore opposée au principe de succession dynastique. La destruction d’Herculanum et de Pompéi par l’éruption du Vésuve (79) et le grand incendie de Rome, auquel succède une épidémie de peste (80), donnent à l’empereur l’occasion d’accroître sa popularité par une contribution généreuse à la reconstruction (achèvement du Colisée et des Thermes de Titus). Sa mort, en 81, vraisemblablement des suites d’une maladie (et non d’un empoisonnement par son frère cadet Domitien, ainsi que le crurent certains de ses contemporains), suscita de grands regrets.
TITUS (Rome, 40-Aquae Cutiliae, 81 ap. J.-C.). Empereur romain de la dynastie des Flaviens. Fils de Vespasien, il régna de 79 à 81. Victorieux dans la guerre de Judée, son règne ne dura que deux ans et fut marqué en Italie par une série de catastrophes. Titus acheva le siège de Jérusalem (70), détruisit définitivement le Temple, les terres des juifs étant réunies aux biens impériaux. Rentré à Rome, il célébra son triomphe conjointement avec Vespasien (que rappelle l'arc de Titus) et fut associé par son père à l'Empire. Collègue de son père au consulat en 70 et sept fois consul entre 70 et 79, il fut aussi censeur associé à la puissance tribunicienne et préfet du prétoire de 71 à 79. Objet de scandale par sa liaison avec la reine juive Bérénice, Titus, empereur en 79, ne voulut plus être que le bienfaiteur de l'Empire et manifesta en effet tolérance et générosité. Son règne vit une série de calamités : un nouvel incendie de Rome (80), Pompéi et Herculanum ensevelies sous les laves du Vésuve (79) et des épidémies meurtrières. Titus mourut à 40 ans, laissant son trône à son frère Domitien. Voir Salomon (Temple de).Titus (Titus Flavius Vespasianus). Empereur romain de 79 à 81 apr. J.-C., fils aîné de l'empereur Vespasien avec lequel il partagea le pouvoir avant de lui succéder. Titus est resté célèbre pour avoir pris Jérusalem, en 70 apr. J.-C., après un long siège. L'arc de Titus (bien conservé, quoique en partie restauré) fut érigé pour commémorer cette victoire par son frère Domitien, devenu empereur. Durant la campagne de Judée, Titus s'était épris de Bérénice, fille du roi Hérode Agrippa Ier (petit-fils d'Hérode le Grand), qui assistait son frère Agrippa II dans l'exercice du pouvoir (selon les Actes des Apôtres, 25, 13). Il l'emmena à Rome, mais devant la désapprobation des Romains, dut renoncer à l'épouser. Leur séparation est le sujet de deux tragédies de Corneille et de Racine. D'une grande bonté et prodigalité, Titus bénéficia d'une extrême popularité durant son court règne, malgré les grands fléaux qui survinrent alors : l'éruption du Vésuve en 79, puis la peste et un incendie qui anéantit une partie de Rome l'année suivante. C'est sous son règne que fut achevé le Colisée, commencé sous Vespasien, et que furent édifiés les Thermes qui portent son nom.
Liens utiles
- Vespasien (Titus Flavius Vespasianus)7-79Cet empereur romain (70-79) était issu d'une famille de très modeste condition.
- Domitien, Titus Flavius Domitiamus
- Titus.
- Plaute (Titus Maccius Plautus)
- Valentinien Ier (Flavius Valentinianus)321-375Successeur de Julien, et empereur romain d'Occident, en 364, Valentinien Ier travailla commeses prédécesseurs à la sauvegarde de l'empire contre les Barbares.