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TIRPITZ Alfred von

Amiral allemand. Ministre de la Marine de 1897 à 1916, il fit passer l'Allemagne au deuxième rang des puissances navales, aussitôt derrière l'Angleterre. Conscient du risque d'un conflit avec l'Angleterre, il poussa le gouvernement allemand à rechercher un accord avec la Russie. En 1914, Guillaume II l'empêcha d'engager sa flotte contre la Home Fleet. Se rabattant sur la guerre sous-marine, Tirpitz se heurta, là encore, à la résistance des civils, et préféra démissionner en mars 1916. Il fonda alors le parti allemand de la patrie (1917), pangermaniste et annexionniste. Député du Reichstag de 1924 à 1928, il contribua à la décision de Hindenburg de se présenter à la présidence de la République en 1925.

Tirpitz, Alfred von (Kustrin 1849-Eben-hausen, Bavière, 1930) ; amiral allemand.

Le fondateur de la marine allemande eut une influence déterminante sur l’évolution des rapports germano-britanniques. Dès 1877, T., jeune officier de marine, est chargé de mettre en oeuvre les nouveaux torpilleurs. Il poursuit sur plus de dix années cette tâche, y développe ses capacités d’organisateur et de technicien. Devenu secrétaire d’État du Service impérial de la marine, directement rattaché à l’empereur Guillaume II, et également ministre de la Marine prussien, T. constitue la marine allemande à partir des lois navales de 1898-1912. Abandonnant l’idée d’une flotte de croiseurs d’outre-mer, qui aurait exigé un réseau de bases à l’échelle mondiale, il s’efforce de construire une marine de guerre, à l’origine dirigée seulement contre la France et la Russie. Mais à partir de 1900, il tient également à dissuader l’Angleterre d’attaquer l’Allemagne, les risques en seraient trop importants. Ce concept du risque, fondamental pour T., influence, non seulement les négociations anglo-allemandes relatives à la limitation des forces navales réciproques, mais également la nature des relations entre les deux pays. T. aspire à un compromis anglo-allemand qui sortirait l’Allemagne de son isolement. T. gagne le Reichstag et l’opinion publique à ses projets par une habile propagande soutenue par l’empereur qu’enthousiasment les questions navales. Il devient sans conteste la personnalité la plus influente au côté du chancelier dans la période d’avant-guerre. Mais face aux conceptions défensives, défendues par le chef de l’état-major de la marine, Hugo von Pohl, il ne parvient pas à imposer la demande qu’il a formulée dès le début de la Première Guerre mondiale : faire intervenir immédiatement la flotte de haute mer. L’abandon, au cours des premières années de la guerre, de l’idée d’une vaste offensive de la marine de guerre et le fait que les combats en mer soient menés pour l’essentiel par les sous-marins marque au fond l’échec de l’oeuvre de sa vie. En 1916, T. s’incline devant cette décision en démissionnant. Cofondateur avec Kapp du parti allemand de la patrie (1917), il est député national -allemand au Reichstag (1924-1925) et influence Hindenburg pour être candidat à la présidence de la République (1925).

TIRPITZ, Alfred von (Küstrin, 1849-Ebenhausen, 1930). Amiral allemand. Il créa la flotte de haute mer allemande, faisant ainsi de l'Allemagne la seconde puissance navale après la Grande-Bretagne. Chef d'état-major de la marine ( 1892-1896), ministre de la Marine (1898-1916). devenu grand amiral en 1911, il se vit refuser lors de la Première Guerre mondiale, par Guillaume II, d'engager la flotte contre la Home Fleet britannique (mise à part l'offensive du Jutland). Tirpitz engagea alors toute son énergie vers la guerre sous-marine. Là encore favorable à une offensive à outrance, il se heurta à l'hostilité des civils et démissionna en 1916. Après avoir formé le Parti allemand de la patrie, nationaliste et pangermaniste, il siégea comme député national-allemand au Reichtsag (1924-1928) et décida Hindenburg à se présenter à la présidence de la République de Weimar. Voir Course à la mer, Hohenlohe (Chlod-wig von), Pangermanisme.

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