Databac

TIMOTHÉE de Milet

TIMOTHÉE de Milet. Poète grec. Né à Milet vers 447 av. J.-C., mort en 357. On pense que sa longue vie fut l’une des plus glorieuses de la Grèce antique. Poète et musicien errant, il allait de ville en ville et de concours en concours pour faire entendre ses compositions. Il écrivait et jouait lui-même la musique qui accompagnait ses poèmes et avait sans doute apporté des perfectionnements techniques a la lyre, mais les divers auteurs qui font état de ces innovations ne sont pas d’accord. La presque totalité de ses œuvres a été perdue et l'on sait seulement qu’à eux seuls ses nomes citharédiques ne remplissaient pas moins de dix-huit ou dix-neuf volumes et qu’il avait en outre composé cinquante-sept odes, vingt et un hymnes, dix-huit dithyrambes et quantité d’autres poésies de moindre importance. La seule œuvre de lui qui nous soit parvenue presque complète est : Les Perses. Les divers fragments que nous en possédons ne permettent guère de se faire une idée de son art. Nous ne pouvons donc que nous fier aux anciens qui le considérèrent comme un de leurs plus grands poètes.

Timothée. 1. De Milet. Poète grec (v. 450-v. 360 av. J.-C.), ami d'Euripide, célèbre pour ses nomes et ses dithyrambes. La majeure partie de son oeuvre a disparu, mais on a retrouvé environ 250 vers de son nome les Perses sur un papyrus égyptien du ive siècle av. J.-C., le plus ancien papyrus grec qu'on ait conservé. C'est une peinture réaliste de la bataille de Salamine, faite dans un style emphatique imitant le style élevé des choeurs lyriques; différents vers sont utilisés (la musique devait être aussi importante que le texte) dans cette composition qui ne présente pas de strophes (voir strophe).

2. D'Athènes. Homme politique du ive siècle av. J.-C., fils de Conon (1) et élève d'Isocrate. Il fut élu stratège en 378, au moment de la formation de la seconde Ligue athénienne, à laquelle il fit adhérer de nombreuses cités. Après que Callistrate 'fut tombé en disgrâce en 366, il engagea Athènes dans une politique impérialiste, prit Samos aux Perses en 365 et étendit la suprématie d'Athènes dans la Chersonèse de Thrace et en Chalcidique, mais ne parvint pas à prendre Amphipolis. Il fut jugé pour n'avoir pas aidé le général Charès lors de l'attaque de Chios en 356, et condamné à verser la somme faramineuse de 100 talents. Il quitta Athènes et mourut en 354 ; son fils ne put payer plus d'un dixième de l'amende.

Liens utiles