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TCHERNIKHOVSKY Saül

TCHERNIKHOVSKY Saül. Poète hébraïque d’origine russe. Né le 20 août 1875 à Mikhaïlovsk, village de Crimée à la frontière de l’Ukraine, mort le 14 septembre 1943 à Jérusalem. Elevé dans les traditions de sa religion et de sa race, il passa sa jeunesse à la campagne, dans un village du Sud. Il lut, enfant, des traductions en prose de Shakespeare et d’Homère. A douze ans, il composa, en russe, un drame et un grand poème, Urie le Hittite, et peu après, il commença à écrire des vers en hébreu. De 1890 à 1899, il fut étudiant en sciences commerciales à Odessa où il mena une vie insouciante, riche d’amours sans lendemain, mais aussi d’études et de production littéraires. En 1899, il publia son premier volume de poésies, Visions et mélodies et, la même année, alla habiter Heidelberg, où il composa son Livre des Idylles [1922]; le second volume de Visions et mélodies parut en 1901. Ayant passé son doctorat en médecine à Lausanne, il exerça sa profession, de 1907 à 1910, dans quelques villages perdus de la Russie. Pendant la Première Guerre mondiale, il fut médecin dans l’armée russe; puis, après avoir réussi, non sans grandes difficultés, à s’expatrier, il vécut à Berlin de 1922 à 1929, et ensuite — sauf un séjour aux États-Unis de 1929 à 1930 — en Palestine, où il mourut. Sa création la plus originale est représentée par Le Livre des idylles, pages pleines de sérénité, où il retrace la vie simple et courageuse des Hébreux et commente le martyrologue juif au Moyen Age. Tchernikhovsky a introduit le sonnet dans la poésie hébraïque moderne et en a composé trois vastes recueils. Il a traduit l'Iliade et l'Odyssée d’Homère, le poème finnois Kalevala, Le Banquet de Platon, l'Èpopée de Gilgamesh, Le Chant de Hiawatha de Longfellow, et aussi Horace, Anacréon, Goethe. Il a laissé, en outre, un drame, Bar Kochbà, un recueil de poésies intitulé Vois, terre ! [ 1940] et de nombreuses nouvelles s’inspirant, pour la plupart, de ses souvenirs de médecin et de la vie des hôpitaux, mais inférieures à sa poésie. Un recueil posthume de poésies fut publié en 1944 sous le titre Lointains Astres des deux.

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