TAKEBE AYATARI
TAKEBE AYATARI (dans le siècle : Kitamura Hisamura; il est aussi connu sous le pseudonyme de Ryôtai). Écrivain et poète japonais. Né à Hirosaki en 1719, mort à Yédo (aujourd’hui Tôkyô) en 1774. Son père, Masakata, était conseiller du « daimyô » (seigneur féodal) de Hirosaki et très versé dans la philosophie chinoise et dans l’art militaire. Lorsqu’il mourut en 1729, la mère d’Ayatari entra au palais du « daimyô » comme dame de compagnie, laissant son fils à peine âgé de dix ans à la charge de son frère aîné. Cependant, en 1738, comme on avait découvert ses relations illicites avec sa cousine, Ayatari dut s’enfuir et se réfugier dans le Tôfukuki, temple bouddhiste de Kyoto. Mais il abandonna bientôt la vie religieuse et partit pour Osaka où il étudia le « haï-kaï » avec Shida Noha (1663-1740). En 1747, après s’être fixé à Yédo, il se consacra d’abord à la poésie. Il écrivit un premier ouvrage sur le « haï-kaï » intitulé Nouveaux Discours faits en voyageant du nord au sud [Nampoku shinwa] et il eut à son tour des élèves. Mais il était difficile de rivaliser avec l’envergure poétique d’un Bashô. Aussi son talent débordant se tourna-t-il vers le récit. Nous mentionnerons, entre autres, le Nishiyama monogatari qui en raison de son style constitue un intéressant document philologique. Ayatari fut aussi un bon peintre.