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TAI TCHÊN

TAI TCHÊN (appellation honorifique : Chen Siu; surnoms : Tai Tong-Yuan, Kao Si). Né à Sieouning (An-houei) le 19 janvier 1724, mort à Pékin le 1er juillet 1777. Il est le plus grand des rares philosophes que la Chine produisit sous la dynastie Ts’ing (1644-1911). Muet jusqu’à l’âge de dix ans, il apprit tous les classiques par cœur, en cherchant à en pénétrer le sens profond. Fils d’un pauvre marchand d’étoffes, il se faisait prêter les livres par des voisins. En 1751, Tai Tchên devint « sieou-tsai » puis, en 1754, à cause de certaines intrigues, il se réfugia à Pékin et de là, en 1757, il passa à Yang-tchéou où il rencontra divers hommes de lettres de l’« école Han ». En 1762, jl atteignit le grade de « tchou-jên » et, à partir de 1763, pendant plusieurs années, il enseigna à Pékin. Il tenta plusieurs fois de passer ses examens de doctorat ou « Kinche », mais en vain; il partit alors pour T’ai-Yuan où il devint commissaire des finances. S’étant rendu en 1772 à Kin-houa — où il fut membre de l’Académie locale, en 1773 — il fut, par l’empereur, appelé à collaborer au Sseû k’ou k'uan chou et en 1775, bien qu’il ait de nouveau échoué aux examens, il obtint le grade de docteur par un décret spécial. Il écrivit environ cinquante ouvrages sur des sujets variés : historiques, mathématiques, linguistiques et, spécialement, philosophiques — v. Tai Tchên Yi Chou. En tant que philosophe Tai Tchên demeure célèbre par ses traités Yuan Chan et Meng Tseû Tseû Yi Chou Tcheng, ce dernier constituant une remarquable interprétation de la pensée de Mencius. Tai Tchên fut vivement apprécié au début de ce siècle, parce qu’il est proche de la philosophie occidentale moderne.

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