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sycophante

sycophante. L’origine du mot (« révélateur de figue ») viendrait, selon les Anciens, du fait que, l’exportation des figues ayant été interdite en Attique, on donnait ce nom à ceux qui dénonçaient ce trafic. Le mot lui-même prit ensuite le sens de « délateur » et de « maître chanteur ». En effet, toute action publique étant entreprise par les citoyens, des individus peu scrupuleux intentaient des actions contre des riches du fait que, dans certaines accusations, une partie de la fortune du condamné pouvait revenir à l’accusateur. Il est vrai que cela n’allait pas sans risques, car si l’accusateur n’obtenait pas un cinquième des suffrages, il était lui-même condamné à une forte amende et frappé d’atimie partielle. C’est pourquoi certains sycophantes se contentaient d’exercer un chantage auprès des riches en les menaçant de les accuser s’ils ne leur versaient pas une somme d’argent. Afin de se protéger contre ces manoeuvres, il existait l’action dite graphe sycophontias.




sycophante (sukophantês, le «dénonciateur de figues»). À Athènes, nom primitivement donné à ceux qui dénonçaient les contrebandiers ayant exporté des figues ou volé les fruits des figuiers sacrés. Par la suite, ce terme en vint à désigner un homme portant une accusation fictive contre un autre afin d'en tirer un bénéfice. Dans la mesure où il n'y avait pas à Athènes de ministère public pour la plupart des délits, tout citoyen pouvait prendre l'initiative d'engager une poursuite pour une cause privée ou politique ; ce système engendra de nombreux abus, car on pouvait obtenir une récompense financière (partage des amendes) lorsque les poursuites débouchaient sur une condamnation, ou soumettre au chantage un homme riche en le menaçant de poursuite. Aussi ceux qui, sous couvert de dévouement au bien public, se firent abusivement appeler sycophantes étaient-ils en réalité des délateurs professionnels.