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SUN YAT-SEN

Homme politique chinois. Converti au christianisme, séduit par la civilisation occidentale, il se lança dans la carrière d'agitateur politique. Il obtint des subsides du Japon, rallia à son action les minorités chinoises du Sud et prépara une révolution qui abattrait la dynastie mandchoue. En 1898, il proclama les « Trois Principes du peuple » (Sanmin zhuyi) (nationalisme, démocratie, socialisme), qui constituèrent le programme de la Ligue pour l'alliance commune (T'ong-meng-hui), fondée en 1905, puis celui du Kouo-min-tang (v.). Lors de la révolution de Nankin en 1911, il fut nommé président de la République, mais dut se retirer deux mois plus tard devant Yuan Che-k'ai (v.). À nouveau réduit à la lutte clandestine, il lança, en 1917, le Kouo-min-tang dans la lutte armée contre le gouvernement de Pékin. L'URSS le soutint à partir de 1923, et les communistes rallièrent le Kouo-min-tang, dont l'armée, dirigée par Tchang Kaï-chek (v.), fut entraînée et équipée par les Soviétiques. Comprenant que la guerre civile empêchait la réalisation immédiate des « Trois Principes du peuple », Sun Yat-sen avait prévu trois étapes : opérations militaires (lutte pour l'unification du pays et pour le rétablissement de l'autorité) et éducation politique, avant le stade du véritable gouvernement constitutionnel. À sa mort, son héritage fut contradictoirement revendiqué par Wang Tsing-wei (v.), Tchang Kaï-chek, les communistes, puis le régime nationaliste réfugié à Taiwan par la suite. Voir CHINE. Les débuts de la République. La Révolution nationale du Kouo-Min-Tang.

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