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STAUFFENBERG, Claus Schenk, comte von

Officier allemand. Convaincu que la politique d'asservissement du peuple russe menée par Hitler était un crime et une erreur fatale, il se lia durant l'hiver 1941/42 au groupe de la résistance militaire. Nommé chef d'état-major du commandant en chef de l'armée intérieure, le général Fromm, le 11 juill. 1944, il eut accès aux conférences du grand quartier général à Rastenburg et put ainsi, le 20 juill., y déposer une bombe à retardement. Mais Hitler sortit indemne de l'explosion. Stauffenberg fut arrêté le soir même à Berlin, alors qu'il pensait que l'attentat avait réussi et qu'il s'apprêtait à réaliser un coup d'État ; il fut fusillé immédiatement.

Stauffenberg, Claus Schenk, comte (Jettingen, près d’Augsbourg, 1907-Berlin 1944) ; officier et résistant allemand.

Appartenant à la noblesse catholique souabe, descendant de Gneisenau, il fait partie du cercle formé autour de Stefan George et allie des intérêts intellectuels très étendus, une vivacité pétillante et un fort charisme à un sens des responsabilités fondé sur une éthique sociale. A l’état-major, il passe pour un excellent élément. Pendant la guerre, il découvre vraiment le système national-socialiste et son chef, en lequel il voit l’incarnation du mal. Grièvement blessé en Afrique du Nord, il est nommé chef d’état-major de l’armée de réserve le 1er juillet 1944, avec le grade de colonel. Parce que plusieurs attentats contre Hitler avaient déjà échoué, il prend la décision de supprimer lui-même le Führer en utilisant la liberté de mouvements que lui donne sa nouvelle fonction. Sa conjuration comporte deux volets : éliminer physiquement Hitler, prendre le pouvoir à Berlin et dans les centres vitaux du Reich avec l’aide d’autres officiers. Le 20 juillet 1944, il pose une bombe dans la salle de conférences du quartier général de la Wolfsschanze à Rastenburg où il avait été convoqué. Il voit l’explosion, puis gagne Berlin où il arrive deux heures plus tard et y déclenche le putsch. Mais en apprenant qu’Hitler est sauf (il n’est que blessé), l’armée à Berlin renonce à s’emparer du siège du gouvernement et des SS, malgré la tentative à Paris du général Stülpnagel. S. et ses amis sont passés par les armes la nuit suivante. Et pendant cinq mois, environ 5 000 conspirateurs présumés seront jugés, 200 seront exécutés, d’autres se suicideront, d’autres encore seront envoyés dans des camps de concentration.

STAUFFENBERG, Claus Schenk, comte von (Jettingen, Augsbourg, 1907-Berlin, 1944). Officier allemand. Il fut l'auteur de l'attentat manqué contre Hitler en 1944. Grièvement blessé en Tunisie en 1943, il fut nommé en 1944 commandant de l'armée de réserve, ce qui l'autorisait à assister aux conférences du QG de Hitler à Rastenburg. Le 20 juillet 1944, il y déposa une bombe à retardement et, persuadé que l'attentat avait réussi, regagna Berlin afin de préparer, avec les autres conjurés, l'exécution du coup d'État. Le complot échoua (Hitler n'avait été que légèrement blessé) et Stauffenberg fut fusillé. Voir Rommel (Erwin), Rundstedt (Gerd von).

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