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SPARTACUS

Chef d'esclaves. Ancien berger devenu soldat dans un corps auxiliaire romain, il déserta, fut repris, réduit en esclavage et vendu comme gladiateur à un entraîneur de Capoue, Lentulus. En 73 av. J.-C., il s'évada avec soixante-dix compagnons, appela aux armes les esclaves et se retrancha avec une nombreuse troupe sur les pentes du Vésuve. Il battit plusieurs armées romaines mais se rendit compte qu'il ne pourrait se maintenir indéfiniment en Italie et tenta de se diriger vers les Alpes pour passer en Gaule ou en Germanie. Entraînant à sa suite plus de 70 000 anciens esclaves, il réussit à arriver en Gaule Cisalpine, mais ses hommes refusèrent d'aller plus loin, préférant continuer à piller l'Italie. Il renonça à l'idée de s'emparer de Rome et se décida à revenir en Italie méridionale. À Rome, l'alarme était si vive que Crassus, pour combattre Spartacus, reçut le pouvoir proconsulaire avec dix légions : refoulé dans le Brutium et cerné aux environs de Rhegium, Spartacus tenta vainement de passer en Sicile et, après avoir obtenu encore quelques succès, il voulut gagner Brindes pour franchir l'Adriatique, mais fut écrasé et tué par Crassus près du Silare. Pompée, qui acheva de nettoyer l'Italie des derniers groupes d'esclaves révoltés, s'attribua tout le mérite de la victoire.

Spartacus ; chef d’une révolte d’esclaves [73-71 av. J.-C.].

Chef d’une armée qui, en quelques mois, s’accroît de 60 000 hommes et se compose de Celtes, de Germains, de Thraces, d’esclaves en fuite, de quelques petits propriétaires ruinés et mécontents et de pâtres de l’Apennin, le Thrace S., qui a réussi à s’évader avec soixante-dix autres esclaves d’une caserne de gladiateurs à Capoue, devient un terrible adversaire pour Rome. Décrit traditionnellement et de manière unanime comme généreux et brave, il a, outre des compétences militaires, des qualités d’organisateur : avec une armée composée d’éléments disparates mal équipé, il l’emporte à sept reprises sur les armées consulaires lancées contre lui. Après avoir ravagé l’Italie du Sud, il espère, semble-t-il, pouvoir établir ses troupes de l’autre côté des Alpes, mais la frénésie de pillage de ses hommes, qui se divisent bientôt en plusieurs bandes, le contraint à rebrousser chemin vers la Lucanie, peut-être avec l’idée de prendre une route maritime. Il est finalement écrasé par Crassus à la tête de six légions, dans l’extrême sud de l’Italie. Lucullus et Pompée matent le reste de ses troupes et crucifient les captifs. Depuis, sa figure de libérateur d’esclaves a été associée à un programme politique : il a donné son titre au journal de Liebknecht (1916) et son nom aux communistes, les « spartakistes », de la guerre civile allemande de 1918-1919. Pourtant la révolte de S. n’avait entraîné aucune législation nouvelle à Rome et il n’est pas certain que S. se soit comporté comme sa légende politique l’a voulu.




Spartacus. Esclave thrace, vendu comme gladiateur, qui s'évada d'une école de gladiateurs pour diriger une révolte à Capoue en 73 av. J.-C. En un an, Spartacus avait anéanti deux armées romaines et dévasté le sud de l'Italie. En 72 av. J.-C., il avait écrasé trois autres armées romaines, atteint la Gaule Cisalpine et était redescendu en Italie pour se livrer au pillage. Il fut finalement vaincu et tué en 71 av. J.-C. par Crassus qui supplicia tous les rebelles capturés. Pompée anéantit le restant de ses troupes en Espagne et mit fin à la guerre. Spartacus devint rapidement une figure légendaire, en raison de ses succès audacieux, mais aussi pour ses qualités personnelles de bravoure, de force et d'humanité.


SPARTACUS (?-en Lucanie, 71 av. J.-C.). Chef d'esclaves révoltés contre Rome. Cette révolte fut la plus grave mais aussi la dernière des révoltes serviles. Berger thrace, soldat déserteur de l'armée romaine repris et vendu comme esclave, Spartacus s'échappa d'une école de gladiateurs de Capoue (73 av. J.-C.) avec 70 compagnons et appela aux armes les esclaves. À la tête de plus de 100 000 hommes, il ravagea l'Italie et défit les unes après les autres les troupes romaines avant d'être vaincu par Crassus et tué dans la bataille. Près de 6 000 esclaves furent crucifiés le long de la via Appia (71 av. J.-C.). Pompée, qui acheva de soumettre les derniers groupes d'esclaves révoltés, s'attribua tout le mérite de la victoire.

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