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SPALLANZANI Lazzaro

SPALLANZANI Lazzaro. Anatomiste italien. Né à Scandiano le 12 janvier 1729; mort à Pavie le 12 février 1799. Il fut envoyé au collège des Jésuites de Reggio (1744), puis à Bologne afin d’y faire son droit. Mais il embrassa la carrière ecclésiastique (il porta toute sa vie le titre d’abbé) et, à partir de 1755, entra au collège de Reggio comme professeur de logique, de métaphysique et de grec. Fait curieux, le premier ouvrage que publia ce grand anatomiste fut un essai littéraire et philologique, les Réflexions sur la traduction de l'Illiade de Salvini [1760]. Etant ensuite passé à l’enseignement de la physique et des mathématiques, toujours a Reggio, on lui offrit à partir de 1760 différentes chaires : à Parme, à Coïmbre, plus tard à Saint-Pétersbourg, auxquelles il préféra (1763-1769) la chaire de grec et de mathématiques au collège de San Carlo et de philosophie et physique à l’Université de Modène. C’est à cette époque que débute sa polémique avec Buffon et Needham, qui devait lui valoir sa célébrité. En effet, dans Observations et expériences faites sur les animalcules des infusoires de 1765, et peu après avec Introduction à des travaux... sur la reproduction des animaux [ 1768], il prend résolument parti contre la théorie de la génération spontanée, même en ce qui concerne les infusoires, et apporte un grand nombre d’observations expérimentales à l’appui de sa thèse. Puis il tourne son attention vers l’étude d’anatomie comparée de la circulation du sang et publie sur ce sujet deux écrits remarquables : De l’action du cœur dans les vaisseaux sanguins en 1768, et Des phénomènes de la circulation dans le mouvement des vaisseaux [1773]. Entre-temps, l’impératrice Marie-Thérèse, après avoir réorganisé et développé l’Université de Pavie, y avait appelé Spallanzani pour y occuper la chaire de sciences naturelles, ou il enseignera jusqu’à sa mort. A Pavie, après avoir complété ses études sur la circulation, il dirige ses investigations sur la respiration, et compose ses Opuscules de physique animale et végétale [1776] et ses Mémoires sur la respiration, ouvrage qui paraîtra après sa mort. En 1780, il publiera les Dissertations de physique animale et végétale, où il mettra en relief l’action du suc gastrique sur la digestion. En 1785, il est envoyé à l’Université de Padoue avec un traitement très élevé. Pour le retenir, le gouvernement autrichien double son traitement et l’autorise à accompagner en Turquie l’ambassadeur vénitien Zuliani. Ce voyage dura deux ans (1785-1787); Spallanzani parcourut longuement l’Asie mineure. Un recueil de mémoires et de notes : Voyage en Orient, fut édité après sa mort (1888). Il publia par contre ses notes de Voyages dans les deux Siciles qu’il fit pendant ses vacances de l’été 1788. La Révolution française trouva en lui un disciple assez tiède; il fut cependant traité avec beaucoup d’honneurs; en 1796, une chaire à Paris lui fut même offerte, qu’il refusa. Il était d’ailleurs âgé et malade. Quelques années plus tard, une attaque d’apoplexie allait le conduire à la tombe.