SOMME (batailles de la)
Durant la Première Guerre mondiale, la bataille de la Somme fut déclenchée par l'offensive que menèrent, de juill. à nov. 1916, les forces franco-britanniques pour percer le front de la IIe armée allemande (von Bülow), de part et d'autre de la Somme, entre Albert et Chaulnes. Le 1er juill. 1916, les forces alliées, avec Micheler (Xe armée franç.) et Fayolle (VIe armée franç.) au S., Rawlinson (IVe armée brit.), Gough (Ve armée brit.) et Allenby (IIIe armée brit.) au N., attaquèrent sur l'axe Bapaume-Cambrai, après sept jours de préparation d'artillerie. Bien que menée avec des forces considérables, l'offensive ne donna pas les résultats espérés et ne put pratiquer de brèche dans le front allemand : après vingt semaines de combat, les Alliés n'avaient créé dans le front ennemi qu'un saillant de 10 km de profondeur. Les pertes avaient été considérables : les Anglais perdirent 40 000 hommes le premier jour de l'offensive, et la bataille fit plusieurs centaines de milliers de morts et disparus dans les deux camps. C'est durant cette bataille que les Anglais firent pour la première fois l'essai des chars d'assaut, à Flers, au S. de Bapaume, le 15 sept. 1916. L'échec de l'offensive de la Somme marqua profondément l'opinion anglaise et coûta à Joffre son poste de général en chef. Durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Wehrmacht poursuivait à Dunkerque la liquidation des forces alliées du Nord, le général Weygand constitua une ultime ligne de défense sur la Somme et sur l'Aisne. Mais les Allemands, disposant désormais d'une écrasante supériorité numérique en hommes et en matériel, percèrent le front le 5 juin 1940, avec leurs divisions blindées, à Amiens et à Péronne, malgré la résistance acharnée des troupes françaises ; Rommel atteignait la Seine dès le 9 juin, et, le 14 juin, la Wehrmacht entrait dans Paris. SOMME (Bataille de la, juillet-novembre 1916). Lors de la Première Guerre mondiale, offensive franco-anglaise contre l'armée allemande. Elle fut une imposante bataille de matériel, sans issue véritable, les opposants s'étant épuisés dans les mêmes proportions. Elle permit de dégager partiellement Verdun, obligeant les Allemands à dégarnir ce front. L'échec de la « Somme » coûta son commandement au général Jof-fre.
Liens utiles
- « Presque tous les arguments contre Voltaire s'adressent, en somme, au trop d'esprit qu'il eut. Puisqu'il avait tant d'esprit, il était donc superficiel. Puisqu'il avait trop d'esprit, c'est donc qu'il manquait de coeur. Tels sont les jugements du monde. » (Paul Valéry.) Vous discuterez ce « jugement du monde », en vous fondant sur la connaissance que vous avez de la vie et de l'oeuvre de Voltaire.
- Zambie (2003-2004): Âpres batailles politiques
- Voltaire et Rousseau ont, en somme, travaillé à la même oeuvre. Cependant on ne peut concevoir d'hommes plus différents. Par son tempérament et ses idées Voltaire regarde le passé, Rousseau annonce et prépare l'avenir.... (Goethe.)
- Somme (80).
- Thierry Maulnier écrit dans son Racine (p. 70, Gallimard, édit.) : « Montrer sur la scène des monstres ou des meurtres, montrer du sang, montrer de brillants costumes ou des foules ou des batailles, tout cela est bon pour des primitifs, des romantiques ou des enfants. La grandeur et la gloire de l'homme sont d'avoir cessé de montrer parce qu'il a appris à dire. L'art le plus affiné et le plus complexe est nécessairement l'art où le langage - honneur des hommes, dit le poète - a la plac