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SOLOGOUB Fédor Kouzmitch

SOLOGOUB Fédor Kouzmitch (pseud. de Fedor Kuzmic Tetemikov). Écrivain russe. Né le 17 février 1863 à Saint-Pétersbourg, mort dans cette même ville, devenue Leningrad, le 5 décembre 1927. Issu d’une famille d’ouvriers (son père était tailleur, sa mère paysanne), sa première éducation fut fort hétéroclite. En effet, après la mort de son père, sa mère, entrée en condition, put l’emmener chez ses patrons, les Agapov, où l’enfant entendit parler des temps anciens, écouta de la musique et des chants de compositeurs célèbres, apprit à aimer le théâtre et les arts, lut quantité d’ouvrages, parmi lesquels Robinson Crusoë, Don Quichotte, Le Roi Leur. Plus tard, il put étudier à l’institut pédagogique. Il en sortit instituteur et commença d’écrire des poèmes et son premier roman Cauchemars , puis Le Démon mesquin (1905) qui est en partie autobiographique. Après avoir enseigné dans diverses écoles de province, Sologoub se fixa à Saint-Pétersbourg en 1892, y connut Merejkovsky et Zinaïda Hippius et fut encouragé à poursuivre sa carrière littéraire, ce qu'il fit sans abandonner pour autant ses fonctions de professeur puisqu’on le trouve, en 1899, inspecteur d’un important collège de la capitale. Au sein des groupes symbolistes, sa renommée ne fit que croître grâce à ses recueils de poèmes qui, plus que ses œuvres en prose, révèlent l'originalité d’une évolution spirituelle qui le conduisit peu à peu jusqu’au sentiment du divin, évolution qui se manifeste par sa ferveur, la beauté, la clarté classique de sa langue qui le rapproche par bien des points des Parnassiens français. Ses poèmes se succédèrent dans l’ordre suivant : Poésies (1896 et 1904); Le Cercle de feu [1908]. En prose, après Cauchemars, Plus doux que le venin (1904), et Le Démon mesquin (1905), vinrent La Légende créée [ 1912] et enfin La Charmeuse de serpents [1920]. Les deux révolutions russes n’eurent que peu d’influence sur sa vie privée : pendant celle de 1905 il se contenta de collaborer à des revues révolutionnaires satiriques. 1917 le laissa quasi indifférent. Le suicide de sa femme, l'écrivain Anastasija Tchebotarevskaja, survenu dans des circonstances mystérieuses en 1921, fut un coup dont il ne se releva pas. Sa production de 1921 à sa mort fut à peu près nulle. Sous un abord simple, Sologoub fut un être très complexe. Tel le révèlent ses poèmes, ses romans et ses divers essais au théâtre, avec une tragédie Le Don des sages abeilles et Les Otages de la vie, où se mêlent intimement éléments fantastiques et réalisme. On doit également à Sologoub la traduction en russe des poésies de Verlaine et de Rimbaud. Ses Œuvres complètes, éditées en 1913-14, comportent vingt volumes.

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