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SMREK Jàn

SMREK Jàn. Poète slovaque (promu « artiste national »). Né le 16 décembre 1898 à Zemanské Lieskovo. Orphelin très jeune, il peut toutefois faire ses études à l’Ecole Normale d’instituteurs et à l’Université. Dès 1924, il travaille comme journaliste et dans l’édition, à Prague, où il dirige une collection de jeunes auteurs slovaques et la revue Elan (Elan), 1939-1947, transférée, après Munich, à Bratislava. On serait tenté de dire de sa poésie qu’elle est monothématique puisqu’elle ne chante que la joie de vivre, la volupté, la femme, l’érotisme juvénile, l’amour. Ce serait oublier l’approfondissement par le mûrissement et l’intervention de l’Histoire et de la politique (Munich, l’Etat slovaque fascisant qui le sépare de Prague, la guerre, l’avènement du régime communiste). Ses recueils en sont un reflet sui generis : Condamné à la soif éternelle [1922], Journées galopantes [1925], Nœuds divins (1929), Rien que les yeux, Le Poète et la Femme [1934] qui est un poème-dialogue, Le Grain [1935], Le Festin , La Fontaine. Après 1948, il vit de traductions et peut reprendre la publication de ses recueils, sans modifier toutefois sa vision de manière notable : Image du monde [ 1958], Les Cordes [1962], Ne touchez pas à mes cercles, etc. Son œuvre de traducteur, importante, va des Français (Villon, Corneille) aux Hongrois (Petöfi, Ady,...). Sous le titre significatif de Poésie, mon amour [1968], il fait paraître le premier volume de ses souvenirs. Avec son antipode, Lukàc, il domine la poésie slovaque de son temps.

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