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SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE

Service institué par le gouvernement de Vichy, le 2 févr. 1943, sous la pression des Allemands, afin de fournir de la main-d'œuvre aux usines du Reich, mais aussi pour essayer de limiter le prélèvement des ouvriers par rafles. Du fait de l'importance du nombre de réfractaires dont beaucoup rejoignirent les maquis, 170 000 travailleurs seulement, sur les 700 000 réclamés par le gauleiter Sauckel, partirent en Allemagne au titre du STO. Malgré la suspension de tout nouveau départ obtenue par Laval en oct. 1943, les rafles policières se poursuivirent et la France fut, parmi les pays occupés, le plus grand fournisseur de main-d'oeuvre à l'Allemagne. De juin 1942 à juill. 1944, 641 500 travailleurs français partirent pour l'Allemagne, (le Reich en avait exigé 2 060 000). D'autre part, sur près de deux millions de prisonniers de guerre français à l'armistice de 1940, un million d'entre eux furent employés comme travailleurs.

SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE (STO). Service institué en France par le gouvernement de Vichy présidé par Pierre Laval le 16 février 1943, sous la pression des Allemands, afin de fournir de la main-d'oeuvre aux usines du Reich. Malgré les nombreux réfractaires au STO qui, pour la plupart, rejoignirent les maquis, ce furent environ 875 000 Français qui furent envoyés en Allemagne et environ 730 000 en France. Voir Collaboration, Relève.

SERVICE DU TRAVAIL OBLIGATOIRE (institution du) • 16 février 1943 Dès 1941, les Allemands ont instauré le service du travail obligatoire {ReichsarbeitsDienst) en Alsace et en Lorraine. En juin 1942, Laval institue « la relève » : pour trois ouvriers partant travailler en Allemagne, un soldat français prisonnier est libéré. Mais cette mesure ne donne pas les résultats escomptés ; aussi, le 16 février 1943 est créé sur l'ensemble du territoire français le Service du travail obligatoire (STO) pour les classes 1940, 1941, 1942. Si les débuts de l’opération sont prometteurs pour l’occupant - loin, toutefois, des 500 000 hommes exigés par l’Allemagne -, les contingents suivants seront en baisse, beaucoup de jeunes préférant opter pour le maquis et la Résistance. Les départs seront

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