SELDJOUKIDES
Dynastie turque qui exerça son autonomie au Proche-Orient du Xe au XIIIe s. Elle remonte à Seldjouk, mais son vrai fondateur fut Toghroul Beg (v.) qui, maître de l'Iran en 1051, entra à Bagdad en 1055, renversa les Bouyides et s'imposa comme vicaire temporel du calife abbasside, lequel lui donna le titre de sultan. La seconde moitié du XIe s. fut l'époque des « grands Seldjoukides » : Alp Arslan (1063/72) et Malik Chah (1072/92). Après avoir enlevé aux Byzantins presque toute l'Asie Mineure, ils régnèrent de la mer Égée au Turkestan. Mais le nomadisme et l'esprit de clan des Turcs primitifs constituaient des facteurs de dissolution interne. À la mort de Mali Chah (1092), l'Empire seldjoukide fut démembré entre ses divers héritiers, qui créèrent des sultanats dans le Khorassan, en Perse, en Syrie, en Asie Mineure. Le sultanat de Perse connut son apogée sous Sandjar (1096/1157), mais fut submergé par les princes de Khorezm en 1194. Le sultanat d'Asie Mineure, dit « sultanat de Roum » (parce qu'il avait été enlevé aux « Romains », c'est-à-dire aux Byzantins), subit à la fin du XIe s. l'invasion des croisés, mais il connut un brillant redressement sous Kaïkobad Ier (1219/37). Ébranlé par les Mongols (1243), il passa au XIVe s. aux Ottomans. Voir TURCS. Les Seldjoukides (XE/XIIIe s.)
SELDJOUKIDES ou SALDJUQIDES. Nom donné à la dynastie turque musulmane qui domina le Proche-Orient (Perse, Syrie, Asie Mineure) du XIe au XIIIe siècle. Ils formèrent un Empire qui atteignit son apogée avec Malik Chah dans la seconde moitié du XIe siècle. Celui-ci fut ensuite divisé entre ses divers héritiers qui créèrent des sultanats en Perse, Syrie et Asie Mineure. Ce dernier fut le plus important pour l'histoire des Turcs : c'est à partir de ce territoire qu'Osman fonda la dynastie des Ottomans au XIVe siècle. La dynastie des Seldjoukides, en fondant de nombreuses écoles, assura le renouveau du sunnisme. Voir Perses.