SEALSFIELD Charles
SEALSFIELD Charles (pseud. de Karl-Anton Postl). Poète et publiciste autrichien. Né le 3 mars 1793 à Poppitz près de Znaïm (Moravie), mort le 26 mai 1804 dans sa propriété près de Soleure (Suisse). Postl reçut tes ordres à Prague à l’ordre monastique et chevaleresque des « Croisés à l’Êtoile rouge » en 1814, mais, dès 1832, il disparut du monastère et, en quête d’une vie libre, émigra clandestinement aux Etats-Unis. Là, à la Nouvelle-Orléans, il réapparut sous le nom de Charles Sealsfield. Il parcourut une bonne partie des Etats-Unis, travaillant tantôt comme représentant de commerce, tantôt comme journaliste. Il publia en 1827, à Stuttgart, sous le pseudonyme de Charles Sidons, les deux volumes de ses Etats-Unis d’Amérique, considérés du point de vue politique, religieux et social, suivis d’un pamphlet anonyme dans lequel il attaquait avec une extrême violence la politique de Metternich : L’Autriche telle qu’elle est, ou Esquisses des Cours continentales. En 1828, il publia un roman, dans lequel il prenait fait et cause pour les Indiens d’Amérique : Tokeah ou la Rose blanche ; ce roman, entièrement refondu et augmenté, forma, par la suite, la trame des trois volumes intitulés Le Légitime et les républicains [1833]. De 1829 à 1832, Sealsfield se consacra au journalisme, puis retourna en Europe et se fixa définitivement en Suisse. Là il fit publier — toujours anonymement — des romans « ethnographiques », dont le but était de faire connaître en Europe la vie au Nouveau Monde. Ce furent Virey et les aristocrates, ou le Mexique en 1812 [1812, 1834]; Le Livre de la cabine (1841), les cinq volumes intitulés Les Images de la vie dans l’hémisphère occidental [1846], etc. En 1846-47 parut une édition complète de ses Œuvres en quinze volumes, portant enfin le nom de l’auteur; mais il fallut attendre sa mort pour découvrir que l’auteur à succès Charles Sealsfield et le moine défroqué, longtemps recherché par la police autrichienne, Karl Postl, ne faisaient qu’un.
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