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SCHLEGEL Johann Elias

SCHLEGEL Johann Elias. Ecrivain allemand. Né le 17 janvier 1719 à Meissen (Saxe), mort le 13 août 1749 à Soröe (Danemark). Fils d’un conseiller de cour d’appel, il fréquenta l’école de Schulpforta où il fut le condisciple de Klopstock, puis étudia le droit à Leipzig. Il se fît connaître par sa collaboration à la Deutsche Schaubühne [La Scène allemande] de Gottsched. Il traduisit les Géorgiques de Virgile, les Epîtres d’Horace, écrivit des œuvres dramatiques d’inspiration antique comme Oreste et Pylade, Didon, ou nationale germanique comme Canut, Hermann — v. Arminius. En 1743 il fut envoyé au Danemark comme secrétaire particulier auprès de l’ambassade de Saxe à Copenhague où il publia en 1745-1746 la revue Der Fremde [L'Etranger] et d’où il collabora aux Bremische Beiträge [Ecrits de Brême]. En 1742, il accepta une place de professeur à l’Académie noble de Soröe où il finit ses jours. Schlegel est un critique estimable et son rôle de dramaturge est important, même si ces pièces ne sont pas de véritables chefs-d’œuvre. Pénétré de la grandeur de l’œuvre de Shakespeare, c’est à lui que les générations de « l’Aufklärung » comme du « Sturm und Drang » devront de la connaître. Il est ainsi le précurseur direct du théâtre et des conceptions critiques de Leasing. De ses œuvres critiques, la plus marquante est l'Essai sur l’imitation [Abhandlung von der Nachahmung] dans lequel, s’opposant à Gottsched et allant plus loin que Bodmer et Breitinger, Schlegel libère la poésie de sa mission utilitaire et pédagogique et lui reconnaît une valeur propre. Ses Œuvres parurent en cinq volumes de 1761 à 1770.

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