SCHACHT Horace Greeley Hjalmar
Financier et homme politique allemand. Président de la Reichsbank de 1923 à 1930, il réussit à sauver l'économie allemande d'une crise désastreuse, stabilisant le mark et rétablissant la balance commerciale. Bien que dépourvu de sympathie pour l'hitlérisme, il favorisa le financement du réarmement comme président de la Reichsbank (deuxième mandat, 1933/39), et ministre de l'Économie (1934/37). Il conserva le titre de ministre sans portefeuille jusqu'en 1943, mais fut interné en 1944 pour avoir participé à la conjuration contre Hitler. Il fut acquitté par le tribunal de Nuremberg en 1946.
Schacht, Hjalmar (Tingleff, Schleswig, 1877 - Munich 1970) ; homme politique allemand.
S. fait des études d’économie politique et entre en 1903 à la Dresdner Bank où il exerce son activité pendant treize ans. Pendant la Première Guerre mondiale, il est chargé de la création de billets de banque belges à Bruxelles. Nommé en 1916 directeur de la Banque nationale d’Allemagne, qui fusionne en 1922 avec la banque de Darmstadt, il est, après la fin de la guerre, cofondateur du parti démocrate allemand auquel il appartiendra jusqu’en 1926. En sa qualité de commissaire à la monnaie, il joue un rôle décisif en 1923-1924 dans la stabilisation du mark. Son activité de président de la Reichsbank, poste auquel en décembre 1923, il est préféré à l’ancien secrétaire d’Etat Helfferich, est marquée par son combat contre l’endettement à l’étranger qu’il dénonce et qu’il cherche à empêcher de manière souvent brutale. En 1929, il est nommé chef de la délégation allemande à la conférence des experts de Paris, aux côtés du directeur de la fédération de l’acier, Albert Vögler, qui démissionne au cours des négociations. C’est à ce titre que dans l’été 1929, il accepte le plan Young, mais il s’en éloigne peu après, en reprochant violemment au gouvernement d’avoir défiguré « son » plan par des concessions ; en mars 1930, après les décisions de La Haye, il démissionne de son poste. Son livre La Fin des réparations (1931), dans lequel il cherche à justifier son attitude, et plus encore son discours retentissant à la conférence de Harzbourg, le 11 octobre 1931, rendent patente son opposition aux gouvernants démocrates tout en accélérant son rapprochement des milieux d’extrême droite. En novembre 1932, avec d’autres dirigeants économiques, il défend Hitler auprès d’Hindenburg. Après avoir été renommé directeur de la Reichsbank en mars 1933, bien qu’il soit étranger à la doctrine hitlérienne, il soutient le programme national-socialiste de création d’emplois et permet le réarmement de l’Allemagne grâce à ce que l’on nomme le Mefowechsel (traites acceptées par la société de recherches métallurgiques et qui ont financé le réarmement allemand). De 1934 à 1937, il est chargé provisoirement des fonctions de ministre de l’Économie du Reich. Il découvre alors que les dépenses publiques se développent de manière inquiétante et tente vainement de détourner Hitler de la voie dans laquelle il s’est engagé. L’affaire Fritsch (1938) lui donne l’occasion de se séparer du national-socialisme. En janvier 1939, Hitler le relève de ses fonctions de président de la Reichsbank à la suite d’un mémoire sévère ; il conserve néanmoins le titre de ministre sans portefeuille jusqu’en 1943. Il est arrêté après l’attentat contre Hitler, mais survit au-delà de la fin de la guerre et est acquitté au procès de Nuremberg. Il s’éteint à Munich le 4 juin 1970.
SCHACHT, Hjalmar (Tingleff, Schleswig, 1877-Munich, 1970). Financier et homme politique allemand. Il fut considéré comme l'auteur du spectaculaire redressement économique de l'Allemagne hitlérienne. Fils d'un important négociant allemand émigré aux États-Unis, il passa son enfance en Amérique, et fit ses études en Allemagne et à Paris. Administrateur de la Dresdner Bank (1908-1915), il fut conseiller à la Monnaie en 1923, ce qui lui permit de surveiller l'émission de la nouvelle monnaie, le « Rentenmark », qui devait régler la crise et l'inflation galopante. Devenu président de la Reichsbank (1924-1929), il apporta à Hitler l'appui des milieux industriels et financiers. Nommé par ce dernier ministre de l'Économie (1934-1937), il rétablit la balance commerciale de l'Allemagne et stimula les industries. En désaccord croissant avec Hitler, il démissionna mais resta, jusqu'en 1943, ministre sans portefeuille. Écarté du pouvoir, il fut interné à Dachau et libéré par les Américains. Traduit devant le tribunal international de Nuremberg en tant qu'ancien ministre du Reich, il fut acquitté (1946) et reprit ses activités de conseiller financier.
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