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SARMIENTO Faustino Domingo

SARMIENTO Faustino Domingo. Ecrivain argentin. Né au village de San Juan de Cuyo, le 14 février 1811, mort à Asuncion (Paraguay) le 11 septembre 1888. Autodidacte notoire, mais dès sa jeunesse porté vers l’enseignement, enclin à éduquer le peuple, âgé de dix-sept ans seulement il fonda une école pour adultes. En 1829, comme opposant au régime du dictateur Rosas, il dut s’enfuir au Chili, où, pour gagner sa vie, il fut obligé de pratiquer les métiers les plus divers, entre autres celui de mineur. A vingt-sept ans, il rentra dans son pays pour y diriger une école, mais en 1842 il était de nouveau au Chili, exilé par Facundo Quiroga. Au Chili, il obtint la protection du ministre Manuel Montt, et occupa le poste de directeur de l’Ecole normale des instituteurs. L’année suivante, il professa à la faculté de philosophie et des humanités. Au cours de cette période, il soutint une importante polémique contre l’éminent humaniste vénézuélien Andrés Bello, pour la défense du romantisme. En 1845, il partit pour l’Espagne où il résida jusqu’en 1848. Il regagna le Chili en 1849; puis, rentré en 1852 dans son pays natal, il en repartit très vite pour n’y rentrer de nouveau que trois ans après. Avant d’être nommé, en 1864, ministre d’Argentine aux Etats-Unis, il dirigea l’enseignement de son pays, et devint, en 1862, sénateur et gouverneur de sa province natale. A son retour d’Europe, en 1867, il fut nommé président de la République, charge qu’il conserva jusqu’en 1874. Cinq ans plus tard, il était de nouveau ministre. Tout au long de cette existence longue et agitée, Sarmiento accumula une vaste culture, multiforme et désordonnée. Il est l’un des pères de la nation argentine et l’une de ses figures les plus illustres et les plus dignes de vénération. L’ensemble de son œuvre écrite, qui compte cinquante-trois volumes sur les sujets les plus divers, fut édité entre 1889 et 1909. Son ouvrage capital, Facundo , est la peinture typique, remplie d’ébauches sociologiques, d’un dictateur des « pampas », incarnation de la barbarie et de la tyrannie que Sarmiento combattit par tous les moyens. Citons parmi ses autres œuvres : Souvenirs de province (1850), Méthode progressive de lecture [1846], Commentaires de la Constitution [1853], La Vie de Dominguito [1866].

Sarmiento, Domingo Faustino (San Juan de Cuyo 181l - Ascuncion, Paraguay, 1888) ; écrivain et homme politique argentin. Issu d’une famille modeste, le jeune S. doit s’exiler au Chili durant la dictature de Rosas. Nourri de la culture européenne par l’intermédiaire de ses contemporains Echevarria et Alberdi, passionné par les questions scolaires et fasciné par les systèmes français et nord-américain, il publie rapidement ouvrages et articles de pédagogie et fonde diverses institutions dont, en 1842, la première école normale d’instituteurs latino-américaine à Santiago du Chili. De retour en Argentine en 1852 après plusieurs tentatives infructueuses, il devient directeur de l’instruction publique, mène une carrière diplomatique au Chili (1864) et aux États-Unis (1865), puis succède à Mitre à la présidence de la République [1868-1874]. Durant son mandat, il met fin à la guerre contre le Paraguay (1870), favorise l’immigration européenne et, surtout, se consacre au développement d’un enseignement laïque (en créant des écoles, des bibliothèques), acquérant ainsi son image d’éducateur de l’Argentine moderne et son surnom de « maître d’école ». S. est également un écrivain de talent, dont on retient avant tout Facundo (1845), qui traduit les déchirements d’une Argentine naissante partagée entre l’omniprésent modèle européen et le symbole indigène du gaucho.

Bibliographie : P. Verdevoye, D.F. Sarmiento, éducateur et publiciste, 1963.

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