SANDBURG Carl
SANDBURG Carl. Poète américain. Né à Galesburg (Illinois) le 6 janvier 1878, de parents suédois immigrés, mort à Flat Rock (North Carolina) en 1967. Adolescent, Sandburg fait toutes sortes de métier : garçon laitier, camionneur, peintre en bâtiments, cuisinier, ouvrier agricole, etc. A vingt ans, après huit mois dans l’armée lors de la campagne de Puerto Rico, il s’inscrit à Lombard College où il poursuit des études de 1898 à 1902. Plus tard, il est « organisateur » pour le parti social-démocrate à Milwaukee et secrétaire du maire. Nous le trouvons ensuite journaliste à Chicago où il finit éditorialiste du Chicago Daily News, Sa réputation de poète est liée au nom de cette ville. C’est à Chicago, en 1914, qu’il envoie quelques poèmes à la nouvelle revue Poetry , poèmes qui paraissent sous forme de livre en 1916 (Poèmes de Chicago ) et font de Sandburg un des représentants les plus vigoureux de la « Renaissance de Chicago », la voix même du Middle West, le chantre énergique et brutal (mais non sans des touches de beauté imagiste et tendre) des boucheries, des aciéries et des trottoirs. Les Poèmes de Chicago sont bientôt suivis de Egreneurs de maïs (1918), et de Fumée et Acier (1920). La rhétorique, assaissonnée d'humour, bat son plein, et le vers très libre, mais puissant, rappelle Whitman. Sandburg était parti pour devenir un des poètes les plus populaires et populistes des Etats-Unis (Le Peuple, Oui, est le titre d’un livre de 1936). Non content d’ailleurs d’être un homme de lettres et de composer une œuvre personnelle, Sandburg se donne pour tâche de collectionner des ballades populaires qu’il recueille dans le Sac à chansons [The American Songbag] de 1927. Conférencier et chanteur ambulant, il se déplace volontiers de ville en ville pour parler et chanter ses ballades favorites en s’accompagnant à la guitare (c’est un musicien de talent). Il consacre aussi une grande part de ses énergies, trente ans de travail, à la composition d’une énorme biographie de Lincoln (6 volumes, 1940). « Enorme » est peut-être le mot qui convient le mieux à l’entreprise de Sandburg, qui voulait canaliser sinon incorporer, à la manière de Whitman encore une fois, tout l’esprit démocratique des Etats-Unis.
Liens utiles
- Carl Lewis.
- Carl Jung.
- Carl Orff1895-1982Né à Munich à la fin du XIXe siècle, Carl Orff se lança, après une solide formationmusicale, dans la direction d'orchestre mais également dans l'enseignement et la rechercheavec la fondation, en 1924, de la Gunther Schule.
- Georg Friedrich Haendel par Carl Schuricht La misère que la guerre de Trente Ans avait répandue sur l'Allemagne nelaissa guère de place au déploiement des arts de luxe.
- Carl Maria von Weber par Édouard Muller-Moor Celui qui a respiré le parfum sylvestre du Freischütz, qui a pénétré dans lemonde féerique d'Obéron et s'est aventuré dans l'intimité des sonates nepeut, me semble-t-il, se refuser à l'extraordinaire attrait de l'art de Weber.