SAMOURAÏS
C'est à partir de la fin du XIIe s., lorsque le pouvoir impérial au Japon devint purement nominal et fut remplacé par le régime du shôgunat, que les samouraïs (ou samurai) firent leur apparition comme une classe organisée. Ces anciens colons-soldats, abandonnant aux serfs la culture des terres, devinrent des soldats héréditaires au service des daimyô (seigneurs féodaux). Esclaves d'un rigide code de l'honneur, le bushidô, les samouraïs vouaient à leur seigneur une fidélité inconditionnelle. À partir du XVIIe s., lorsque le shôgunat des Tokugawa eut rétabli l'ordre, les samouraïs devinrent une caste parasite ; ils avaient perdu leur fonction guerrière, mais constituèrent peu à peu les cadres de l'administration shôgunale puis impériale. Ainsi la révolution de 1868, qui inaugura l'occidentalisation et la modernisation du Japon, fut facilitée par l'engagement de jeunes samouraïs qui contribuèrent à l'application des réformes.
SAMOURAÏ. Nom donné aux guerriers de la société féodale japonaise du XIIe au XIXe siècle. Apparue comme caste militaire organisée à partir du régime du shogunat, les samouraï abandonnèrent la culture des terres aux serfs et devinrent des soldats héréditaires, au services des daimyos - nobles détenteurs de fiefs - auxquels ils vouaient une fidélité inconditionnelle, obéissant à un code d'honneur très rigide. À partir du XVIIe siècle, lorsque le shogunat des Tokugawa eut fait cesser les guerres privées, les samouraï perdirent leur fonction militaire mais continuèrent à monopoliser le gouvernement, s'organisant en une noblesse très policée. Appartenaient à celle-ci ceux qui portaient deux sabres, l'un court et l'autre long. Ils militèrent pour la restauration impériale et participèrent à la modernisation du Japon à l'ère Meiji.