SAINT-MARIN (république de), San Marino
Petite république indépendante enclavée dans le territoire italien, au S. de Rimini ; capitale Saint-Marin. D'après la légende, elle aurait été fondée au IVe s. par l'ermite st Marin, un ancien tailleur de pierre dalmate. En fait, c'est seulement en 755 qu'on trouve la première mention d'un Castellum sancti Marini. Donnée en 1125 par le pape à l'évêque de Montefeltro, Saint-Marin réussit à s'émanciper dans le courant du XIIIe s. et devint une république gibeline (v. GUELFES et GIBELINS) ce qui lui valut d'être frappée d'interdit par le Saint-Siège, 1247/49. Au XIVe s., elle se plaça sous la protection des seigneurs de Montefeltro, qui devaient devenir ducs d'Urbin. C'est au cours du XVe s. que fut constitué le Grand Conseil de soixante membres, qui se recruta d'abord par cooptation, et dans lequel étaient représentés à parts égales les nobles, les bourgeois et les paysans. Après avoir longtemps résisté aux Malatesta, Saint-Marin fut prise un court moment par César Borgia en 1503. En 1739/40, le cardinal Alberoni tenta vainement de la priver de son indépendance, qui avait été reconnue par le Saint-Siège en 1631 et qui fut respectée par Napoléon. Au cours du XIXe s., Saint-Marin devint un petit bastion de révolutionnaires, et Garibaldi y trouva refuge en 1849. En 1862, le nouveau royaume d'Italie, respecta son indépendance. Le suffrage universel y fut introduit en 1909 (pour les femmes en 1960). Saint-Marin accueillit plus de 100 000 réfugiés pendant la guerre de 1939/45. Aujourd'hui, la ressource essentielle de ce petit pays, qui n'est pas membre de l'Union européenne, est le tourisme.