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SAINT-GELAIS Mellin de

SAINT-GELAIS Mellin de. Écrivain français. Né le 3 novembre 1491 à Angoulême, mort à Paris en octobre 1558. Fils naturel ou neveu de l’évêque mondain et poète Octavien de Saint-Gelais, il fait de bonnes études de droit en Italie, dont il rapporte un goût très vif pour l’astrologie. Bien accueilli par François Ier, comblé de faveurs, nommé aumônier du dauphin et « gardien des livres » du roi, ce directeur de conscience des plus indulgents devient le poète, l’amuseur attitré de la cour et jouit d’une renommée supérieure à celle de Marot. Son étoile commença de pâlir avec le succès de Ronsard — que Saint-Gelais s’efforça vainement de déconsidérer; Du Bellay le prit cruellement à partie. En 1554, Saint-Gelais fit représenter devant la jeune reine Catherine de Médicis une traduction en prose avec « intermèdes » de la Sophonisbe de Trissino, mais, de son vivant, on n’imprima de lui qu’un mince recueil. En 1574 parurent ses Œuvres , et ce fut une déception générale. Homme indispensable des fêtes et des mascarades, type du bel esprit, capable de faire valoir ses pauvres vers par ses talents de luthiste et de chanteur, Saint-Gelais était pourtant de grande force dans l’épigramme, au point de se faire craindre de Ronsard lui-même, qui multiplia les efforts pour se réconcilier avec lui et lui dédia même une ode.

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