SABRA ET CHATILA
SABRA ET CHATILA
En juin 1982, Israël lance l’opération militaire Paix en Galilée, bombardant massivement la banlieue sud de Beyrouth au Liban, les camps palestiniens de Sabra, Chatila, Borj el-Brajneh, ainsi que plusieurs localités du Sud-Liban. S’ouvre ainsi la cinquième guerre israélo-arabe. Il s’agit, selon les porte-parole officiels, d’« expulser » l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) du Liban où sont installés de nombreux combattants palestiniens. Beyrouth-Ouest est assiégée. Dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, plus d’un millier de civils palestiniens sont tués les 16, 17 et 18 septembre 1982 par la milice des Phalanges libanaises introduite dans les camps par l’armée israélienne, à 200 mètres des lignes de celle-ci dans Beyrouth investie. L’émotion est considérable. Cinq mois plus tard, les conclusions de la commission d’enquête israélienne officielle sont accablantes. Elles accusent le gouvernement israélien de porter une responsabilité « indirecte » dans les massacres. Le ministre de la Défense Ariel Sharon doit se démettre de ses fonctions (mais il est maintenu dans le cabinet).