ROSSETTI Christina Georgina
ROSSETTI Christina Georgina. Poétesse anglaise, sœur de Dante Gabriel Rossetti. Elle est née à Londres le 5 décembre 1830 et morte dans cette ville le 29 septembre 1894. Ses premiers poèmes dont certains datent de sa douzième année furent imprimés hors commerce dès 1847, sous le titre de Verses. Christina Rossetti était une belle jeune fille, frêle et mélancolique, mystique et visionnaire. Elle fit partie du groupe préraphaélite créé par son frère, et ses poèmes, qui parurent dans Le Germe, donnèrent de l’éclat à cette éphémère revue du groupe. Son père étant devenu aveugle, la famille connut la pauvreté; Christina donna des leçons d’italien. Elle acceptait les épreuves avec courage et faisait preuve d’un renoncement tout chrétien; elle était cependant vibrante et aimait la vie, son œuvre en fait foi. Son poème, Le Marché du lutin, qui se trouve dans le volume du même nom (1862), est un des plus caractéristiques de son talent. Il faut noter aussi : Le Voyage du prince [The Prince’s Progress, 1862], Une cérémonie et autres poèmes [1881]. On lui doit encore de charmantes pièces de vers pour les enfants : Sing-Song (1872) et de courts ouvrages de piété, en prose. Mais c’est au travers des sonnets qui composent Monna Innominata qu’apparaissent le mieux les déceptions éprouvées par Christina Rossetti que ses scrupules et sa santé défaillante maintinrent toujours un peu en marge de la vie. Très influencée par le mouvement d’Oxford, elle ne se rallia pas comme certains de ses compagnons au catholicisme. Christina Rossetti passa ses quinze dernières années recluse dans sa maison. Sa santé qui avait déjà été fortement ébranlée en 1852 par une crise d’angine de poitrine ne se remit jamais après un accès de maladie de Basedow qui dura près de deux ans.