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ROMMEL Erwin

Feld-maréchal allemand. Combattant de la Première Guerre mondiale, il adhéra au national-socialisme et fut membre des SA. Il joua un rôle important dans la campagne de France, avant de prendre la tête de l'Afrikakorps et des forces de l'Axe en Cyrénaïque (1941). Il déclencha en mai 1942 la grande offensive qui mena les Allemands jusqu'à El-Alamein, mais, à partir d'oct. 1942, il fut repoussé par Montgomery jusqu'en Tunisie qu'il quitta en mars 1943. Dépêché sur le front de l'Ouest en 1944, conscient de la défaite prochaine de l'Allemagne, il se donna la mort, semble-t-il, après avoir été compromis dans le complot des généraux contre Hitler.

Rommel, Erwin (Heidenheim 1891-près d’Ulm 1944) ; maréchal allemand. Cet officier, né en Souabe, se fait remarquer dès la Première Guerre mondiale sur différents fronts (français, roumain, italien) : il est décoré de la Croix de fer et de la plus haute récompense militaire de Prusse. Après des études à Tubingen, il suit avec intérêt l’ascension du nazisme, appartient à la SA et intègre de nouveau l’armée lorsque Hitler arrive au pouvoir. Il est alors chargé d’assurer la liaison entre l’armée et les mouvements de jeunesse. Commandant d’un bataillon à Goslar, inspecteur en chef à l’Ecole de guerre de Dresde il commande le quartier général du Führer (1939). Après le début des hostilités, il fait, en sa qualité de commandant de la 7e division blindée, une percée jusqu’à l’Atlantique sur le front occidental. Chef de l'Afrika Korps allemand en Libye (il y gagne le surnom de « Renard du désert ») à partir de février 1941, il devient le général allemand le plus populaire de la Seconde Guerre mondiale, parce que ses brillants succès de tacticien sont soulignés par la propagande nationale-socialiste. Au début de 1942, la réputation de R. se trouve à son zénith. Hitler, qui l’a nommé feld-maréchal et sur lequel il « exerce une influence presque hypnotique », lui laisse les mains totalement libres. Aussi en « tacticien dénué de toute stratégie », contre tous les avertissements du haut commandement allemand et italien, sans avoir assuré son ravitaillement et en reportant la conquête de Malte, la base britannique la plus importante, il avance vers l’Égypte, rêvant d’une percée jusqu’aux puits de pétrole perses. La place d’El-Alamein s’avère imprenable, ce qui bouleverse sa réputation comme son attitude mentale. Il se rend compte que l’Afrique est perdue pour l’Allemagne, mais Hitler rejette abruptement sa proposition d’abandonner l’Afrique à temps. Aussi R. qui, au printemps 1943, dirige le groupe d’armée de Tunis, puis un groupe d’armée au nord de l’Italie et, à partir de décembre 1943, le groupe d’armée B dans le nord de la France, toujours davantage pénétré par l’idée que la situation de l’Allemagne dans la guerre est sans issue, se transforme-t-il finalement en adversaire du dictateur, prêt à sacrifier sans scrupule le peuple allemand. Peu favorable à un attentat, il plaide pour l’arrestation et la mise en jugement d’Hitler, mais tente encore, à l’été 1944, au cours d’une discussion franche, de l’amener à des concessions et à accepter des négociations de paix. Le 18 juillet 1944, il est grièvement blessé et, à peine rétabli, placé par Hitler devant l’alternative suivante : être condamné pour haute trahison ou simuler une mort naturelle en s’empoisonnant ; il choisit la dernière solution (oct. 1944) et reçoit des funérailles nationales.

Bibliographie : E. Rommel, La Guerre sans haine, 1952, 2 vol. ; D. Young, Rommel, 1951 ; P. Bourtembourg, Rommel, le Renard du désert, 1961.




ROMMEL, Erwin (Heidenheim, Wurtemberg, 1891-Herrlingen, près d'Ulm, 1944). Maréchal allemand. Il se distingua, lors de la Seconde Guerre mondiale, en particulier en Libye et en Égypte et fut surnommé pour cette raison le « Renard du désert ». Commandant d'une division blindée lors de la campagne de France (1940), il fut ensuite nommé à la tête de l'Afrikakorps en Libye (1941-1943); il remporta contre les Britanniques la bataille d'El-Alamein en Égypte (octobre 1942), mais fut battu plus tard par Montgomery. Il commanda en 1944 le front de Normandie en France mais ne réussit pas à vaincre le débarquement allié (6 juin 1944). Sa sympathie pour le complot organisé contre Hitler le 20 juillet 1944 entraîna son arrestation, et son suicide sur ordre de Hitler (qu'il accepta pour sauver sa famille) ; celui-ci lui organisa néanmoins des funérailles nationales.

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