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RAYNOUARD François Juste Marie

RAYNOUARD François Juste Marie. Poète dramatique et écrivain français. Né à Brignoles (Var) le 8 septembre 1761, mort le 27 octobre 1836 à Passy. Avocat au barreau de Draguignan, il vint à Paris comme membre suppléant de l’Assemblée législative, où il siégea sur les bancs des Girondins. Emprisonné à la chute de ceux-ci sous l’inculpation de « fédéralisme », il sortit, après le 9 thermidor, de la prison où il avait composé sa première œuvre théâtrale, Caton d'Utique (1794). Rentré en sa Provence natale, Raynouard ne retourna à Paris que sous le Consulat, pour voir l’Académie Française couronner son poème Socrate dans le temple d'Aglaure (1803). Le 14 mai 1805, il fit jouer au Théâtre-Français sa tragédie Les Templiers , qui, malgré les attaques violentes du critique Geoffroy, rédacteur du Journal de l’empire, connut auprès du public un succès presque sans précédent, tant au théâtre qu’en librairie : on en vendit des centaines et peut-être même des milliers d’exemplaires dans la rue, à la criée. Encouragé par ce succès, Raynouard écrivit encore un certain nombre de tragédies, mais seuls Les États de Blois furent représentés (1810), sans succès d’ailleurs. Membre du corps législatif en 1806, il siégea, à partir du 24 novembre 1807, à l’Académie Française, dont il fut le secrétaire perpétuel jusqu’en 1829, date à laquelle il se démit de ses fonctions pour se consacrer entièrement aux langues romanes en général et au provençal en particulier. Dans cet ordre d’idées, il fit paraître successivement : les six volumes intitulés Choix de poésies originales des troubadours (1816-1821), une Grammaire comparée des langues de l'Europe latine dans leurs rapports avec la langue des troubadours (1821) et, enfin, les six volumes de son Lexique roman, ou Dictionnaire de la langue des troubadours (1838-1844).

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