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RABAN MAUR

RABAN MAUR (Magnentius Hrabanus Maurus). Théologien latin d’origine germanique. Né à Mayence vers 776 ou 784, mort dans cette même ville le 4 février 856. Il fut élevé au monastère de Fulda où il reçut le diaconat en 801. Ses supérieurs l’envoyèrent ensuite à Tours pour y suivre les leçons d’Alcuin et il devint très vite l’un des disciples préférée de ce maître. Ce fut Alcuin qui le surnomma Maur ou Maurus du nom du disciple de saint Benoît. Il retourna à Fulda au bout de quelques années et en fut nommé abbé en 822. Il se démit de cette fonction en 842 et se retira à Petersberg afin de se consacrer tout entier à l’étude et à la rédaction de ses ouvrages. Il donna quelques œuvres purement pédagogiques telles que : Excerptio de arte grammatica Prisciani (essai sur la prosodie) et De inventione linguarum, mais ce sont surtout ses nombreux commentaires des Écritures Saintes qui lui valurent l’admiration de ses contemporains. Ses ouvrages de discipline ecclésiastique conservent un assez grand intérêt documentaire, surtout De l’instruction du clergé, encore qu ’il se contente pour une bonne part de reprendre la Doctrine Chrétienne de saint Augustin. Il tenta d’élaborer une sorte d’encyclopédie avec son De l’Univers ou de la nature des choses et laissa de nombreux poèmes qui ne sont le plus souvent que des plagiats d’Alcuin et dont le plus connu est Les Louanges de la Sainte Croix. Ses poésies de circonstance nous donnent toutefois de précieux renseignements sur la vie de son époque. L’œuvre de Raban Maur, si elle manque d’originalité, présente l’intérêt d’avoir transmis à ses successeurs le riche patrimoine culturel qu’il avait accumulé au cours de plusieurs décades de patientes recherches. Raban Maur fut tiré de sa retraite de Petersberg par la volonté de Louis le Germanique qui le nomma archevêque de Mayence. C’est à ce titre qu’il participa à plusieurs conciles dont celui qui condamna la doctrine de Gottschalk (848).

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