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PRÉVOST Marcel

PRÉVOST Marcel. Écrivain français. Né à Paris le 1er mai 1862, mort à Vianne (Lot-et-Garonne) le 8 avril 1941. Sorti de l’École Polytechnique, il exerça quelque temps la profession d’ingénieur, qu’il abandonna lorsqu’en 1890 le revenu de ses travaux d’écrivain lui permit de vivre indépendant. La partie la plus heureuse et caractéristique de sa production se place, dans l’histoire du roman français à la fin du XIXe siècle, sous le signe de la réaction contre le roman naturaliste et d’un intérêt aigu pour les mystères de l’âme féminine. L’orientation antinaturaliste, après les essais encore incertains de ses premiers romans, Le Scorpion (1887), Chonchette (1888), Mademoiselle Jauffre (1889), est visible aussi dans la production postérieure à 1890 : Cousine Lara (1890), La Confession d’un amant (1891), L’Automne d’une femme (1893) et Les Demi-Vierges (1894; réduction pour le théâtre en 1895); le dernier fut un succès retentissant, même de scandale. Il y avait déjà cette enquête curieuse et piquante sur l’âme féminine, toutefois, dans les Lettres de femmes (1892) et Nouvelles lettres de femme, on la .retrouvera encore dans d’autres romans, comme Notre compagne (1895), Jardin secret (1897), Dernières Lettres de femmes (1897) et L’Heureux Ménage (1900). Puis, sous la poussée du changement d’idées et de goûts survenu dans le public et la culture littéraire, l’intérêt de Marcel Prévost pour la psychologie féminine prit un autre ton et se dirigea vers d’autres fins dans le court cycle des Vierges fortes, qui comprend les deux romans Frédérique (1900) et Léa (1900), suivis, à peu de distance, par les Lettres à Françoise (1902), et il faut ramener au même motif l’affleurement de préoccupations de morale générale dans les romans de la dernière période, tels que La Princesse d’Erminges (1905), L’Accordeur aveugle (1905), Pierre et Thérèse (1909), Féminités (1912), Les Anges gardiens (1913), L’Adjudant Benoît (1916), Les Don Juanes (1922), Nouvelles Lettres à Françoise (1924), L’Homme vierge (1930), etc. En 1909, Marcel Prévost fut appelé à occuper le fauteuil de Victorien Sardou à l’Académie Française.

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