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prêtre

prêtre (lat. presbyter, presbytre, ancien), dans la plupart des religions, chef des croyants d’une communauté, celui qui offre les sacrifices, qui a reçu un sacerdoce, en fait l’intermédiaire entre la divinité et les simples fidèles. L’islam et le bouddhisme n’ont pas de prêtres. Dans l’Antiquité, il existait des prêtres en Babylonie, en Égypte, en Grèce, à Rome, chez les Aztèques, etc. Chez les Hébreux, le grand prêtre était un chef religieux. Dans le christianisme, les prêtres étaient appelés d'abord «presbytres». A la suite d’un long séjour préparatoire dans les séminaires et après avoir reçu le sacrement de l’ordre, la prêtrise, ils célèbrent la messe, dispensent la doctrine par la prédication et distribuent les sacrements. Pour officier, ils revêtent des costumes spéciaux dits «sacerdotaux». Les prêtres catholiques latins sont astreints au célibat, tandis que les prêtres orthodoxes peuvent être mariés (une seule fois), de même que les anglicans. Les protestants ont non pas des prêtres, mais des pasteurs.

Quand les prêtres catholiques pourront-ils se marier ?

Saint Pierre était marié ! La preuve, les Evangiles parlent de la guérison de sa « belle-mère » par Jésus. Cela ne l’a pas empêché d’être saint et d’être pape. Il existe au sein de l’Eglise catholique environ 5000 prêtres orientaux catholiques mariés. Cet usage est de vigueur dans les Eglises dites orientales unies à Rome. Dans les rites byzantin, ukrainien, maronite, des hommes mariés peuvent devenir prêtres. La règle est simple : tout prêtre doit être ou marié ou moine, autrement dit faire partie d’une communauté religieuse ou familiale. Quand un homme devient prêtre, il ne peut plus se marier.
Alors, quel est le problème avec les prêtres de rite latin ? C’est affaire de discipline et de symbole. Le mariage, comme le célibat, sont deux états de vie encouragés dans l’Eglise. Au départ, seuls les moines étaient célibataires. En Occident, vers le IVe siècle, est apparue l’idée d’un prêtre célibataire, à l’image des moines. Il a fallu du temps pour que ce modèle s’impose durant le Moyen-Age. Avec les résistances et les rechutes que l’on imagine. A partir de 1074, le Pape Grégoire VII affirme que « quiconque doit être ordonné, doit faire d'abord vœu de célibat ». Pourquoi cette insistance si le mariage n’est pas mauvais en soi ? Dans le célibat, il y a plus que la renonciation à la sexualité et à la paternité. Il est question d’une « suite du Christ » - célibataire quoique toujours entouré de « saintes femmes » - et de l’annonce d’un monde nouveau où les élus seront d’abord frères et sœurs. Une autre version de notre devise révolutionnaire : « Liberté, égalité, fraternité ».

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