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PORTALIS Jean Etienne Marie

PORTALIS Jean Etienne Marie. Juriste et homme d’Etat français. Né au Beausset en Provence (Var), le 1er avril 1745; mort à Paris, le 25 août 1807. Reçu dès l’âge de vingt et un ans avocat au parlement d’Aix-en-Provence, Portalis eut l’occasion de plaider contre Beaumarchais et contre Mirabeau et publia plusieurs Mémoires sur des points de droit, parmi lesquels on remarqua particulièrement un Mémoire sur la validité du mariage des protestants, qui exerça une grande influence. Lorsque survint la Révolution, Portalis était intendant de la Provence. Il fut incarcéré pendant la Terreur. Elu député de Paris au Conseil des Anciens sous le Directoire, il s’opposa aux mesures violentes prises lors du coup d’Etat du 18 fructidor et fut porté de ce fait sur la liste des proscrits. S’étant réfugié en Allemagne en 1797, il en revint en 1800 pour faire partie du Conseil d’Etat. A ce titre, il prit une part fort importante dans la rédaction du Code civil des Français, ou Code Napoléon, et négocia en 1801 le Concordat. Également estimé par Bonaparte et par la cour de Rome, Portalis devint en 1802 directeur des Affaires ecclésiastiques et, lors de la création de ce ministère en 1804, Ministre des Cultes; la même année il fut nommé Ministre de l’intérieur. Il venait de se déclarer de manière particulièrement énergique pour l’Empire. Bien qu’il ait soutenu dès 1803 que « l’éducation publique appartenait à l’Etat », Portalis s’opposa au projet de Fourcroy qui devait aboutir à la réforme de l’enseignement et à la création de l’Université nouvelle. Dès 1806, Portalis se fit assister par son fils, nommé secrétaire général; aussi, à la mort du ministre, Joseph Portalis lui succéda-t-il dans ses fonctions. Il fut également nommé conseiller d’Etat et comte de l’Empereur. Jean Étienne Marie Portalis était membre de l’institut. Homme plein de sens et de droiture, Portalis fut un remarquable administrateur. Il a laissé un traité sur L’Usage et l'abus de l’esprit philosophique pendant le XVIIIe siècle, qui a connu un certain succès lors de sa publication par Joseph Portalis, après la mort de son père (1810). Le petit-fils de J. E. M. Portalis a publié les Discours, rapports et travaux inédits sur le Code civil et le Concordat (1844-1845) de son grand-père. ♦ «Portalis serait l'orateur le plus fleuri et le plus éloquent s'il savait s'arrêter. » Napoléon.

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