POMPIDOU Georges
Homme politique français. Entré au cabinet du général de Gaulle (1944), maître des requêtes au Conseil d'État (1946), puis directeur de la banque Rothschild, il resta attaché pendant toute la IVe République au général de Gaulle et devint l'un de ses plus proches conseillers. Directeur du cabinet du Général (juin 1958/janv. 1959), successeur de Michel Debré au poste de Premier ministre (1962/68), il régla la crise de mai 1968 par les accords de Grenelle et fut le principal artisan de la victoire électorale gaulliste de juin 1968. Pompidou sut cristalliser sur lui les espoirs de tous ceux qui aspiraient à un « changement dans la continuité » après le départ du Général. Il fut élu président de la République avec une partie des voix centristes (15 juin 1969). Il favorisa l'industrialisation accélérée du pays, donna son accord à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun (mai 1971) et affirma la prééminence politique absolue du président de la République. Il cacha la gravité de la maladie qui devait l'emporter et sa mort surprit les milieux politiques. Valéry Giscard d'Estaing fut élu à sa succession. Voir FRANCE. La présidence de Georges Pompidou.
Pompidou, Georges (Montboudif 1911 -Paris 1974) ; président de la République française [1969-1974].
Fils d’un instituteur du Cantal, P. fait de solides études qui le conduisent à l’École normale supérieure (1931-1934) dont il sort agrégé de lettres. Nommé professeur à Marseille (1935), il fréquente - avec sa jeune épouse Claude Cahour - le cercle artistique des Cahiers du Sud. En 1945 il abandonne le lycée Henri-IV de Paris où il avait été nommé en 1939 pour entrer au cabinet du général de Gaulle, grâce à l’intervention -sur la demande expresse du jeune agrégé -de son ancien condisciple normalien R. Brouillet, comme « chargé de mission pour l’information et l’Éducation nationale ». Tenté par le monde des affaires, il entre à la banque Rothschild dont il devient directeur en 1954 tout en restant en contact étroit avec de Gaulle qui en fera son directeur de cabinet dès juin 1958. Après un bref retour à la banque (1959-1960), il retrouve en 1961 la vie politique comme chargé de relations avec le gouvernement provisoire algérien avant de se voir confier la succession de M. Debré comme Premier ministre (avr. 1962). Assurant sans interruption la direction de quatre gouvernements de 1962 à 1968, il doit faire face avec calme et habileté à la crise de mai 1968. Remplacé par M. Couve de Murville, il profite de cette mise à l’écart pour rassembler les centristes et les gaullistes déçus. Après le départ du Général, il est élu président de la République (juin 1969). Assisté, dans un premier temps, par Jacques Chaban-Delmas au poste de Premier ministre (1969-1972), il désavoue bientôt les projets réformateurs de ce dernier (« la nouvelle société ») et appelle Pierre Mesmer (1972-1974) au poste de Premier ministre. L’entourage de P. compte également des conseillers discrets et efficaces (P. Juillet, M.F. Garaud, É. Balladur) et s’inspire en politique étrangère de la tradition gaulliste (avec M. Jobert aux Affaires étrangères). Son septennat sera écourté par sa mort de maladie le 2 avril 1974. Néanmoins, il a le temps de confirmer les grandes lignes de sa politique de restauration et modernisation économique au sein de la CEE. Ce fin lettré, mondain et amateur d’art moderne, garde jusqu’au bout le souci d’assumer personnellement les pleins pouvoirs donnés par la Constitution.
Bibliographie : G. Pompidou, Anthologie de la poésie française, 1961 ; id., Le Noeud gordien, 1974; E. Roussel, G. Pompidou, le Président d'avant la crise, 1994.
MORT DE GEORGES POMPIDOU •2 avril 1974 Longtemps Premier ministre du général de Gaulle (qui s’en est séparé à la suite des événements de mai 68), Georges Pompidou lui a succédé à la présidence de la République après l’élection des 1er et 15 juin 1969. Le 2 avril 1974 est annoncée la nouvelle de sa mort en même temps qu’est révélée sa lutte contre une maladie qu’il savait incurable. La question se pose alors avec acuité des risques que peuvent faire courir au pays les déficiences de santé du président, cet homme qui détient seul des pouvoirs presque exorbitants.POMPIDOU, Georges (Montboudif, 1911-Paris, 1974). Homme politique français. Président de la République (1969-1974), il poursuivit une politique fidèle aux principes gaullistes. Fils d'enseignants, normalien, agrégé de lettres, il fut chargé de mission dans le cabinet du général de Gaulle (1944-1946), maître des requêtes au Conseil d'État (1946) puis directeur de la banque Rothschild (1956-1962). Premier ministre de De Gaulle (1962-1968) en remplacement de Michel Debré, il affronta avec succès la crise de mai-juin 1968, signa les accords de Grenelle et fut le principal artisan, en juin, de l'écrasante victoire électorale de l'UDR. De Gaulle pourtant le remplaça par Couve de Murville et Pompidou se trouva placé, selon l'expression du général, « en réserve de la République ». Député du Cantal, il fut élu, après le départ de De Gaulle, président de la République contre Alain Poher et nomma successivement Jacques Chaban-Delmas (1969-1972) et Pierre Messmer (1972-1974) Premiers ministres. « Dauphin du général », il tenta de poursuivre ses grandes orientations. Sur le plan intérieur, il favorisa une industrialisation accélérée, dévalua le franc ( 1969), donna son accord à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun et confirma la prééminence de la fonction présidentielle. Sur le plan extérieur, il affirma l'indépendance de la France et le refus des blocs. Sa présidence vit néanmoins une nette remontée des partis de gauche aux élections législatives de 1973. Malgré sa maladie, il assuma ses fonctions jusqu'à sa mort. Il fut l'initiateur du Centre national d'art et de culture qui porte aujourd'hui son nom. Voir Giscard d'Estaing (Valéry).
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