PIRMEZ Octave
PIRMEZ Octave. Ecrivain belge d’expression française. Né au Châtelet le 19 avril 1832 dans une famille de noblesse terrienne wallonne très mêlée depuis 1830 à la vie politique et intellectuelle de la Belgique, mort a Acoz le 30 avril 1883. Il fait ses premières études chez lui, sous la direction d’un précepteur, et fréquente ensuite les cours de philosophie et de lettres de l’Université de Bruxelles. Vers sa vingtième année, à la suite d’une crise sentimentale, il entreprend plusieurs voyages en Allemagne et en Italie, dont on trouvera les notes, pleines d’un romantisme nostalgique, dans Jours de solitude (1862). Etabli définitivement dans sa propriété du Hainaut à partir de 1860, il rédige une sorte de journal spirituel dont il tirera Pensées et maximes, son premier livre (1861), et en 1873 ses Heures de philosophie, d’inspiration pascalienne. En 1878 paraît Remo, volume de souvenirs poétiques qu’Octave Pirmez consacre à son frère aîné, dont la mort tragique l’avait bouleversé en 1872, et qu’il présente comme une sorte d’« enfant du siècle » de l’époque positiviste. Connu seulement de son vivant par un petit groupe de lettrés, parmi lesquels Victor Hugo, Amiel, Sainte-Beuve, resté volontairement éloigné de la foule, Pirmez a une place importante dans l’histoire des lettres belges, puisqu’on peut le considérer comme le précurseur des rénovateurs qui s’exprimèrent dans La Jeune Belgique autour des années 1880.