PERSE (Aulus Persius Flaccus)
PERSE (Aulus Persius Flaccus). Poète satirique latin. Né en 34 dans la petite ville étrusque de Volaterrae, mort en 62. Sa famille possédait une haute situation et avait des liens de parenté avec l’aristocratie romaine. Vers douze ans, Perse se rendit à Rome où il suivit l’enseignement des meilleurs maîtres de grammaire et de rhétorique et fit ses premiers essais littéraires. Un peu plus tard, il entra à l’école du stoïcien L. Anneus Cornutus, que fréquentait le poète Lucain; il se lia d’amitié avec le vieux poète Cesius Bassins. Ses amis furent également parmi les membres les plus cultivés des familles aristocratiques romaines; certains faisaient partie de l’opposition stoïco-républicaine contre Néron. En mourant, Perse laissa sa très belle bibliothèque à Cornutus. Celui-ci se chargea, avec Cesius Bassins, de faire paraître l’édition des écrits de Perse : il fit détruire ses compositions de jeunesse et ne sauva que le recueil des Satires.
♦ < Il y a plus de sagesse dans son mince volume qu ’en beaucoup d ’énormes livres à succès. » Martial. ♦ « Son petit livre lui fait beaucoup de gloire et de véritable gloire. » Quintilien. ♦ « La pureté de ses mœurs, l'aménité de son caractère et la noblesse de ses sentiments font de lui un modèle. » Suétone.
Liens utiles
- Sint Maecenates, non deerunt, Flacce, Marones - Que viennent des Mécènes, et les Virgiles ne manqueront pas, Flaccus !
- Saint-John Perse
- Saint-John Perse
- « La création poétique est d'abord une violence faite au langage. Son premier acte est de déraciner les mots. Le poète les soustrait à leurs connexions et à leurs emplois habituels », écrit le poète contemporain mexicain Octavio Paz (L'Arc et la Lyre), faisant écho à Saint-John Perse qui affirme : « Poète est celui-là qui rompt avec l'accoutumance ». En vous appuyant sur les textes du corpus et sur vos lectures personnelles, vous expliquerez et développerez ces définitions de l'acte p
- Vous commenterez cette phrase de Saint-John Perse à propos de la poésie : « L'obscurité qu'on lui reproche ne tient pas à sa nature propre qui est d'éclairer, mais à la nuit même qu'elle explore, et qu'elle se doit d'explorer : celle de l'âme elle-même et du mystère où baigne l'être humain ».