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PÉAGE

Au Moyen Âge, l'entretien des voies publiques et des ouvrages d'art appartenait aux seigneurs locaux, qui percevaient un droit ou péage sur les personnes, les animaux, les marchandises. Dès la fin du Moyen Âge, le pouvoir royal s'efforça de réduire le nombre des péages. Il fut même un instant décidé de supprimer tous les péages, contre indemnité, mais cette mesure, qui eût exigé 80 millions de livres, dépassait les ressources financières du gouvernement royal. En temps de crise le roi se trouvait contraint de doubler momentanément les péages, au profit de l'État. Par ailleurs, il devait souvent concéder à des entrepreneurs privés la construction de ponts ou d'autres ouvrages d'art, contre un droit de péage. La suppression complète des péages par la Convention, le 17 juill. 1793, fut longtemps considérée comme une des conquêtes de la Révolution française. Mais, à partir de 1960, on a vu refleurir les péages sur les autoroutes, dont la construction fut de plus en plus souvent concédée à des entreprises privées. Les péages autoroutiers existent également aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie, en Suisse, etc., mais non en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas.